Byron, Don Juan, chant I, 204; III, 93; XI
336 S. T. (JOLERIDGE.
trouver qu'ils sont de bonne guerre *. Les autres attaques contre Coleridge étaient injustifiables, mais là, il s'était inconsciemment découvert et exposé aux coups.
Comme on Ta très bien dit, c'était seulement la subtilité de son romantisme qui s'opposait par là aux gros effets du genre à la mode *, mais c'fst justement cette subtilité qui le brouillait avec tout le monde. Intellectuellement, il paraissait n'avoir pas d'amis, on ne savait dans quel parti politique le ranger, et il ne trouvait personne pour le défendre.
Aussi, à partir de 1818, renonça-t-il de plus en plus à se produire en public, soit par des publications, soit par des conférences (les trois séries de 1818-1819 l'une sur l'histoire de la philosophie, les deux autres sur l'histoire de la littérature du Moyen Age et de la Renaissance, et en particulier sur Shakespeare, furent les dernières). C'est la retraite à Highgate qui commence, dans ce coin alors champêtre encore, dans cette maison amie des Gillmann où il avait trouvé encore une fois une complaisance et une patience inlassables, une amitié et une admiration qui devaient l'accompagner jusqu'à la Tnort et plus loin encore, dans un essai de biographie que nous avons souvent cité ^
Parmi les anciens amis, Lamb, Robinson étaient ceux qui venaient le plus souvent, et Coleridge allait assez souvent aussi dîner et causer chez Lamb. Et les nouveaux amis, les nouveaux disciples affluaient. Il semble qu'il y avait autant de monde pour l'entendre causer qu'il en aurait fallu pour faire un public de lecteurs très acceptable.