‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 176 sur 194 · llerford, Age of Wordaworth^ p · texte numérisé non relu

llerford, Age of Wordaworth^ p

24 Voir Tlie GUlmanns of Highgate^ par A. W. Gillmann, 1895; Gillmann, Life of Coleridge, t. l (seul paru).

Un jeune homme occupé dans la Cité, Thomas Allsop, qui avait été un des auditeurs de ses conférences, le vit d'une façon presque continue de 1818 à 1822, et nous a laissé des souvenirs de ses conversations. A partir de 1822 et jusqu'à sa mort son neveu Henry Nelson Coieridge, qui devait épouser sa fille, a pris aussi des notes sur ses conversations K Enfin nous avons les notes manuscrites innombrables qu'il a mises sur ses livres, dont une bonne partie sont au British Muséum. On peut ainsi le suivre presque jour par jour dans sa retraite, et se faire une idée d'une activité d'esprit dont les deux derniers livres qu'il publia, les Secours à la Réflexion (1825) et VÉglise et VÈtat (1830) ne donneraient qu'une idée imparfaite. C'est Coieridge anglican orthodoxe qui a écrit ces livres, mais il n'est arrivé à cette opinion que par des phases qu'il faut suivre.

C'est en 1819 qu'il eut avec un autre grand poète aussi cruellement traité que lui, une entrevue singulière et rendue touchante par les circonstances. 11 nous l'a raconté comme il suit :

(( Un jeune homme mal vêtu et négligé nous rencontra un jour M. et moi dans une allée de Highgate. M. le connaissait et lui parla. C'était Keats. On me le présenta et il resta une minute ou deux. Après qu'il nous eut quittés et qu'il se fut un peu éloigné il revint et me dit : « Laissez-moi, Coieridge, le souvenir de vous avoir serré la main ». « On sent la mort dans cette main, dis-je à mon compagnon quand Keats fut parti, et cependant c'était, je crois^ avant que la phtisie ne se fût déclarée^. ))

1. Avec une interruption de 1827 à 1830, lors du mariage de H.-N. Coieridge avec Sara Coieridge.

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