rf., p
3. Sur Irving et Coleridge, Letters, p. 744; Table Talk, p. 76, 249; Robinson's Diary, t. ï, p. 396-8; t. II, p. 55.
4. Sur Edward Irving, voir le très intéressant article de M. Koszul dans la Quinzaine (1«' octobre 1904) : TÉvolution d'une Secte.
nîsme. Tout Tessentiel de la religion était dans les Écritures, telles que l'Église d'Angleterre les. interprétait. Réveiller la vie religieuse sans toucher aux dogmes, tel devait être le but des Secours à la Réflexion (1825) K
Le point de départ de l'ouvrage fut Tadmiration de Goleridge pour les œuvres de Tarchevêque écossais Leighton, où il entendait ((comme la dernière vibration qui reste dans Tair après que la dernière heure de rinspiratîoH a sonné dans les Saintes Ecritures ». Il y voyait encore (( le plus sûr antidote contre le mysticisme, le fanatisme, et le calvinisme », c'est-à-dire contre la doctrine de la prédestination. C'est ce volume d'Extraits de Leighton, que Coleridge voulait faire, qui est devenu entre ses mains un traité de la religion chrétienne, sous le nom de Secours à la Réflexion, Il y entre beaucoup de Leighton et d'autres théologiens du XVII® siècle, Henry More, Jeremy Taylor; et Goleridge a su si bien se faire une âme de théologien poète, qu'on ne distingue pas son style du leur.
Si l'ouvrage est impersonnel dans la forme, il n'a pas non plus de prétention à l'originalité philosophique : c'est une exposition, par aphorismes et commentaires, de la religion telle que Coleridge la comprend. La réflexion c'est la vie intérieure dans la religion. L'éveiller dans l'âme par le travail de l'intelligence, c'est le but du livre. Montrer que la religion est identique à la raison dans son fond, ce sera sa doctrine. En effet, elle repose sur la distinction (Te l'entendement et de la raison, qui lui paraît une vérité admise.
Les postulats de la doctrine sont les suivants :