‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 183 sur 194 · Aids to Reflection, Londres · texte numérisé non relu

Aids to Reflection, Londres

348 s. T. COLERIDGE.

Que s'il y a quelque chose de spirituel dans Thomme c'est la volonté.

Que s'il existe une volonté il doit y avoir quelque chose de spirituel dans l'homme '.

Et on pourrait résumer ainsi la doctrine ellemême :

La volonté et la raison sont d'ordre surnaturel.

Cette doctrine est celle du christianisme.

Donc le christianisme est conforme à la raison.

Coleridge a-t-il démontré avec Kant que la volonté et la raison sont d'ordre surnaturel; a-t-il démontré par lui-même que cette doctrine est celle du christianisme, nous ne le rechercherons pas, il nous suffit qu'il Tait cru, pour expliquer sa position religieuse. Robinson appela son œuvre « la meilleure adaptation du kantisme au sentiment religieux anglais ^ ».

C'est celui de ses ouvrages qui a eu la plus grande influence de son vivant. Le retour à la tradition religieuse du xvii'^ siècle, plus spirituelle et moins terre à terre que celle de l'Eglise anglicane du xviii% devait plaire à tous ceux qui demandaient un esprit nouveau à l'Eglise d'Angleterre, sans vouloir pour cela l'abandonner. La démonstration que tenta Coleridge de l'accord de la religion et de la raison est bien fragile, mais, comme on l'a dit, l'émotion spirituelle arrive à se faire jour à travers toute cette spéculation ^

Surtout, c'est comme manifeste d'un ralliement définitif à l'Eglise d'Angleterre que le livre est important. L'influence de l'enseignement de Coleridge contre le mouvement catholique qui suivit fut déci-

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