‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 184 sur 194 · G.-H. Herford, Age of Wordsworlh^ p · texte numérisé non relu

G.-H. Herford, Age of Wordsworlh^ p

gîve. L école coleridgienne, sans qu'on en eût beaucoup approfondi les doctrines, représentait une Réforme nouvelle de TÉglise anglicane par elle-même, un retour à la tradition de sa doctrine, à égale distance du catholicisme et des sectes nouvelles apparues dans le protestantisme anglais au cours du xviii® siècle. C'était un livre purement anglican, qui apparaissait au moment où l'Eglise anglicane semblait n'avoir plus de doctrines, et tout le monde s'y rallia.- On a pu dire que, sans Goleridge, il n'y aurait pas eu de « mouvement d'Oxford ». En tous cas, sans Goleridge, Newman aurait peut-être réussi *.

C'est ce livre qui précisa l'influence de Coleridge sur Maurice, Sterling, Hare. Irving se déclarait presque converti. Depuis l'évêque de Londres jusqu'à Blanco White, le converti du catholicisme, qui allait bientôt devenir hérétique, tout le monde admirait ^.

C'est Carlyle qui a écrit :

« Coleridge, en ces années, était assis au sommet de Highgate Hill, regardant d'en haut Londres et son tumulte enfumé, comme un sage échappé à l'inanité delà bataille de la vie, attirant vers lui les pensées d'innombrables âmes vaillantes qui y étaient encore engagées ^ )). Mais c'est lui aussi qui, amené à Highgate par son ami Irving, fut si désappointé par la conversation de Coleridge qu'il traça de lui des caricatures célèbres, comme il en savait faire, avec tant de

1. Voir, contre le catholicisme, Aids to Reflection^ p. 256, et Notes Ms. à Blanco White, Practical and internai Evidence against Catkolicism (BM., C. 43, b. 19), 1825, imprimées dans Taylor, Critical Annotations^ p. 20 sq. D'autre part, Goleridge se sépare dans les Aids to Reflection des mystiques comme William Law (t. I, p. 316, 317, 320 sq.), et blàm*e les Wesleyens dans Church and State, p. 153, n.

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