ÉPILOGUE
d'autres qualités irforales plus ou moins précieuses mais toutes rehaussées par ses principes chrétiens )).
On pourrait sourire de quelques expressions (( une lumière qui rendait la vie plus spirituelle, le ciel rendu en quelque manière plus sensible à notre appréhension )), mais elles sont de la fille de Goleridge, elles font partie d'un langage spécial qu'il faut comprendre et traduire sans ironie.
Il ne faut pas d'ailleurs se représenter le Goleridge des dernières années comme un ascète uniquement préoccupé du surnaturel. Au contraire, il y eut vers la fin comme uu réveil du sens de la beauté visible. Le théologien ne voit pas de mal à ce que le poète regrette la jeunesse et là force, et il ne croit pas, comme Pascal, que la maladie soit Tétat naturel du chrétien, celui qui a écrit le Jardin de Bvccace ^
Cette nostalgie de jeunesse et de beauté, ce souvenir de ritalie, de la Renaissance, de Boccace qui a retrouvé Homère et qui recommande l'étude du grand poète Ovide, (( pour apprendre aux cœurs à s'embraser des feux sacrés de TAmour », toute cette vision est une preuve du retour de l'imagination, qui se joue plus librement encore, alors que la volonté morte a renoncé au monde. Lçi pensée constante de la. mort et de la résurrection paraît avoir libéré Tâme de Goleridge au lieu de Tavoir assombri. La connaissance de soi-même, le perfectionnement de soi-même qui, réagissant contre le désespoir, utilise jusqu'aux dénonciations des ennemis pour se relever, telles sont les étapes de cet apaisement final, qui sont représentée^ chacune par quelque imagination poétique ^
Enfin il a exprimé dans une Épitaphe faite et refaite
\, The Garden of Boccacio, 1828.