‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 65 sur 194 · Letlers, p · texte numérisé non relu

Letlers, p

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obligé d'écrire à son père, trois semaines après l'avoir pris chez lui : « S'il doit rester avec moi je ne puis être son maître ni son compagnon d'études, ni d'aucune manière lui faire acquérir un système régulier de connaissances... Ma vie à moi sera consacrée pratiquement. à mon ménage et à ragriculture. Je n'aurai pas de domestiques. .. . Je ne vois rien que l'agriculture. Je désire non seulement éviter le mal, mais en éviter jusqu'à l'apparence. Ce monde où nous vivons est un monde de calomnie! »

Il eut la sagesse de renvoyer Lloyd dans sa famille pour quelque temps et les parents du jeune homme renoncèrent pour lui à toutes leurs ambitions, et même à toute profession régulière. Mais, quand sa santé se fut un peu améliorée, Coleridge insista pour le reprendre chez lui dans la maison que Poole lui avait trouvée à Nether Stowey, le petit village du Somcrsetshire, où il habitait. Coleridge allait quitter Bristol, s'éloigner de toute société, et de celle des livres de la Bibliothèque publique en particulier, pour se livrer à l'agriculture !

(( Et quelles sont les connaissances de Votre Honneur en agriculture? » demandait Lamb. Mais il y avait une Providence spéciale pour lui. A Nether Stowey il devait rencontrer l'homme qui eut sur sa vie la plus grande influence, et la courte période d'excitation intellectuelle produite par le voisinage d'une âme pour ainsi dire créée pour compléter la sienne allait suffire à tous ses chefs d'œuvre poétiques.

Mais il n'en savait rien encore. Il ne voyait qu'une chose, c'est qu'à Stowey, par quelque opération mystérieuse du calme de la campagne et du travail manuel, il trouverait la paix. Aussi, quand Poole, .en

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