‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 99 sur 194 · Estlin LcUers, XIV, p. 73 (14 mai · texte numérisé non relu

Estlin LcUers, XIV, p. 73 (14 mai

PALINODIB. 179

compagnie avec ce que Y Anti- Jacobin appelait com~ plaisamment « toutes les créatures rampantes, venimeuses et basses, Paine, W-ll.-ms, G-dw-'n,H-l-cr ft^)), mais surtout il dut être vexé de voir que sa solennelle abjuration de tous les principes de la Révolution et de toute partialité pour la France ne lui était comptée pour rien. N'était pas « patriote » qui voulait, à cette époque, et pour bien des années encore le souvenir du (( jacobinisme » de Coleridge allait s'attacher à lui.

Au mois d'août suivant, il eut le plaisir de se voir représenté aux côtés de Southey par le caricaturiste à la mode, Gillray, avec une tète d'âne, et des « vers dactyliques » à la main, dans une vaste planche en couleurs, donnée en supplément par V Anti- Jacobin Magazine^, Heureusement le terrible journal rendit compte du roman de Lloyd, Edmund Oliver, sans se douter qu'il était quelque peu l'histoire de Coleridge ^ L'auteur en fut flétri comme un jacobin plus ou moins déguisé, mais comme le journaliste réactionnaire aurait triomphé, s'il avait su qu'un poète « jacobin » prenait de l'opium * !

II en prenait d'ailleurs rarement, et, nous l'avons dit, c'est une impression de santé et de force intellectuelle qu'il donne à la fin de cette année 1797-1798 qui a produit presque tous ses chefs-d'œuvre de poésie. Même cette épreuve de la brouille avec Lamb,

i. G'esl-à-dire Thomas Paine, Williams (un pauvre « Barde » gallois qui s'était fourvoyé avec les révolutionnaires), Godwin, Holcroft. Anli-Jacobiii, 9 juillet 1798, II, p. 636.

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