‹ La vie d'une comédienneChapitre 13 sur 17 · G F II EI)E&IGK-LE M A I T R E · texte numérisé non relu

G F II EI)E&IGK-LE M A I T R E

manzor qui est dans le vrai. Son strass a raison, sa frisure aussi, son maillot aussi. Car son élégance d'ouvrier estampeur est la vraie élégance du théâtre, son strass est les vrais diamants du théâtre, ses haillons sont la vraie pourpre du théâtre ! Ce qui est faux (relativement, bien entendu), c'est la vraie élégance, la vraie pourpre, les vrais diamants ! Tout cela est aussi faux que les vrais arbres qu'on a plantés deux ou trois fois sur la scène, tandis que les arbres roses et bleus de Séchan et de Thierry sont si vrais, aux chandelles !

Maintenant, voulez-vous une preuve matérielle de la grandeur de Frederick ? Eh bien ! cet homme, qui est comédien à une époque où l'on a si justement reconnu que le préjugé contre les comédiens n'était pas un préjugé , a été discuté , vilipendé , calomnié comme tous les grands poètes, tous les grands peintres, tous les grands statuaires, tous les grands musiciens. C'est que, comme eux, il a entrevu (de bien plus loin, il est vrai), les mondes vivants de la couleur et de l'harmo-

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