‹ La vie d'une femmeChapitre 16 sur 48 · Ad.:'l · texte numérisé non relu

Ad.:'l

jjinc VICTOR HUGO ET L (EUVRE DE SON MARI 225

Victor Hugo raconte son voyage à sa femme le 17 août: «je suis tout ébloui de Bruxelles... », et il parle de l'église de Sainte-Gudule, de l'église de Mons.

« Mais pour ^.ujourd'hui, mon Adèle, tu dois en avoir assez de mes pierres et de mes églises, et je crois t'entendre me gronder gaiement de ma manie. Chère amie, ne l'en plains pas. Les églises me font penser à toi. Je sors de là vous aimant bien plus encore s'il est possible. »

M"" Victor Hugo écrit le 49 août :

« Mon Victor, j'ai reçu déjà trois lettres de toi. J'en attends une aujourd'hui. Gela nous fait joie à tous. Les détails que tu me donnes sur les objets que tu rencontres me font un grand plaisir. Je voudrais seulement que tu consacrasses la dernière feuille de ta lettre à parler de nous, et des choses du cœur. Certes je suis fière de l'importance que tu me donnes en me faisant part ainsi des impressions que tu éprouves, et que tu me communiques ; mais, mon ami, je suis avant tout aussi sensible à l'expression de la tendresse que tu peux avoir pour moi et pour nos enfants ; ce qui n'exclut pas, crois-le bien, l'intérêt si grand que je prends à lire des belles descriptions dont tes lettres sont pleines. »

Puis M™" Victor Hugo mentionne les lettres adressées à son mari en son absence : lettres de Guiraud, de Naudet, etc. et elle ajoute :

« Assez des autres, mon ami, je voudrais te voir et raconter toutes ces choses au lieu de les écrire. Il ne faut plus que tu voyages sans moi l'année prochaine. J'ai résolu ceci.^ Je suis, je l'espère, dans mon droit. Ce que je te dis est sérieux. Si le voyage est impossible pour nous, je louerai ici une maison oîi je serai mieux avec mon père et Julie que je débaucherai. Tu peux très bien ne pas aller à Paris tous les jours et prendre domicile à la campagne. Les communications sont si faciles. Alors, mon ami, tu pourras me faire passer une année heureuse, car je sais que tu peux cela. Lorsque tu me dis que ce ne peut être, je fais souvent semblant de te croire pour ne pas te tracasser, mais je ne suis pas convaincue. Il y a cinq ou six ans lu pouvais quitter Paris pendant six semaines, et maintenant tu le peux encore pour aller loin de moi. Ceci est triste, mais vrai. Adieu, mon ami, je t'embrasse et je faime, sois heureux )).

M"'^ Vicier Hugo fait allusion aux villégiatures des Roches, lorsque Victor Hugo passait avec elle et les enfants la belle saison chez les Berlin : à celte époquelà Victor Hugo était heureux d'élre installé à la campagne, et c'est à peine si on pouvait le décider, en septembre 1832, à aller à Paris, seulement quelques heures, pour lire le Roi s'amuse aux artistes du Théâtre-Français.

Dans son avant-dernière lettre, au moment où il va rentrer à Paris, il écrit de Dieppe le 8 septembre à sa femme :

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« Le 12 ou le 13, au plus tard, je serai à Paris près (le toi, près de vous. Quelle joie de t'embrasser ! Va, crois-le bien, je serai heureux, pauvre amie. Le voyage n'est qu'un étourdissement rapide. C'est à la maison qu'est le bonheur. »

C'était une vie active que celle de M"^*^ Victor Hugo; Léopoldine avait treize ans, Charles en avait onze, François-Victor neuf et Adèle sept; elle veillait sur l'éducation et l'instruction de ses enfants ; elle administrait sa maison, elle remplissait amoureusement sa fonction de mère et scrupuleusement sa fonction de ménagère ; et cette dernière n'était pas la moins laborieuse, car la petite famille, en grandissant, imposait de nouveaux sacrifices, et le budget était bien maigre. Mais aussi elle entendait se consacrer entièrement au bonheur et à la gloire de son mari. Elle n'a plus qu'un objectif, servir « le nom qu'elle porte », tenir son rang de femme de Victor Hugo. Les sacrifices lui paraîtront d'autant moins lourds qu'elle conservera son autorité sur l'esprit de son mari et ne cessera de défendre ses prérogatives dans le domaine intellectuel. N'y a-t-elle pas été encouragée par Victor Hugo lui-même qui a voulu que rien de ce qu'il écrivait ne lui fût étranger, qui la choisissait comme conseillère et comme guide en lui lisant ses œuvres, en l'associant à ses premières batailles? Sur le terrain littéraire elle ne devait pas transiger, non par orgueil, puisqu'elle prenait le soin de s'effacer, tout en faisant sentir sa bienfaisante influence, mais par piété ; elle restera la prêtresse du temple où elle a logé celui qu'elle avait placé si haut dans son cœur et qu'elle place désormais si haut dans son esprit. Elle devait être appelée à bref délai à prendre une énergique initiative.

Anténor Joly était directeur du théâtre de la Renais-

sance en 1838. Nous ne raconterons pas à la suite de quelles péripéties, d'ailleurs connues, Victor Hugo lui avait promis son drame Ruij Blas ; on trouvera ce récit dans l'édition de l'Imprimerie Nationale. On sait que Victor Hugo ne promettait jamais un drame sans s'être préoccupé avant tout de la distribution, sur laquelle iM"'*" Victor Hugo avait été appelée en maintes circonstances à donner son avis. Une liste d'acteurs de vaudeville et d'acteurs de province avait été proposée; Victor Hugo voulait avoir un nom, il avait demandé et obtenu Frederick Lemaître pour le rôle de Ruy Blas. Mais il avait eu l'imprudence de confier le rôle de la reine à M^"" Juliette. Nous n'apprendrons rien à personne en disant que M"*^ Juliette avait une beauté' merveilleuse, célébrée d'ailleurs avec enthousiasme par Théophile Gautier, mais qu'elle avait des dons limités comme artiste. M™^ Victor Hugo était très documentée sur la valeur des artistes et très informée sur leur emploi. Elle aurait peut-être été plus exigeante que son mari au point de vue de la distribution de ses drames, et n'aurait pas cédé à des directeurs ; sur ce chapitre elle était intransigeante, elle n'admettait ni faiblesses, ni compromissions, ni lâchetés ; aussi elle ne manquait jamais de signaler les erreurs commises. Ici la question était délicate. Si on ne connaissait son caractère élevé, sa bienveillance, son esprit d'équité, la noblesse de ses sentiments, on aurait pu attribuer son intervention à un accès de jalousie. Il n'en était rien. Elle ne voit qu'une chose : le succès de la pièce. Or il fallait une véritable artiste, une artiste fort expérimentée pour le rôle de la reine ; une artiste capable de traduire sous son triple aspect d'enfant, de reine et de femme cette figure complexe ; et il lui semble que M"^ Juliette n"a pas les qualités requises pour assumer une aussi grosse responsabilité. Elle se garde bien d'en faire l'observation à son mari pour ne pas être accusée injuste-

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ment de quelque ressentiment, et elle s'adresse confidentiellement à Anténor Joly ; elle n'avait pas oublié que M'"^ Juliette avait, en 1833, compromis la représentation de Marie Tudor. M"'*' Victor Hugo écrit donc, de Boulogne, où elle habitait pendant le mois d'août 1 838, au directeur du Théâtre de la Renaissance :

« Vous serez sans doute étonné de me voir me mêler à une chose qui ne regarde en définitive que vous et mon mari. Pourtant, monsieur, il me semble que j'ai un peu le droit d'agir ainsi quand je vois le succès d'une pièce de Victor compromis, et compromis volontairement. 11 l'est, en effet, je le crains du moins, car le rôle de la Reine a été donné à une personne qui a été un des éléments du tapage qui a été fait à Marie Tudor. Je sais que les conditions sont actuellement meilleures, puisqu'au lieu d'aller dans un théâtre malveillant, il va dans un théâtre dévoué, et chez vous. Mais, monsieur, ce que vous ne pouvez empêcher, c'est l'opinion, opinion qui est défavorable à tort ou à raison au talent de M"" Juliette,

« J'ai quelque espoir que vous trouverez moyen de donner le rôle à une autre personne. Je ne vois ici, je n'ai pas besoin de vous le dire, que l'intérêt de l'ouvrage, c'est pourquoi j'insiste.

« Que mon mari, qui porte intérêt à cette dame, l'ait appuyée pour la faire entrer à votre théâtre, rien de mieux ; mais que cela aille jusqu'à mettre en question le succès d'une des plus belles choses qui soient, voilà ce que je ne puis admettre.

« D'ailleurs je suis convaincue que le début de M"° Juliette sera moins chanceux pour elle, s'il a lieu dans un autre ouvrage.

« Ils ne peuvent manquera votre théâtre, et tout le monde s'en trouvera mieux.

« Il faut, monsieur, que d'une part, je trouve la chose assez grave pour prendre sur moi de m'en ouvrir avec vous. Il faut de plus que j'aie une parfaite confiance en vous pour m'autoriser à en avoir une si grande à votre égard. Elle va jusqu'au point de ne pas douter que tout ceci restera entièrement entre nous deux.

« Adieu, mon cher monsieur, quoi qu'il arrive, croyez à mes affectueux sentiments.

« Adèle Hugo. »

19 août.

Ts'° 1, Rue de Boulogne.

Le rôle de la reine fut confié à M'"" Baudoin.

En août 1839, M"''" Victor Hugo était en villégiature à "Villequier chez Auguste Vacquerie. Victor Hugo travaillait à Paris à son drame les Jumeaux, mais, le 27 août, il écrit à sa femme :

« Je suis tellement souffrant et la solitude de l-a maison m'est si insupportable que je vais partir. Je ferai mon dernier acte à mon retour. Il n'y perdra pas, car je suis épuisé de fatigue, et, si j'allais plus loin maintenant, je crois que je tomberais malade... Je pense à vous tous constam-

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ment et je recommande votre joie au bon Dieu..., je t'aime. »

Il partait pour son grand voyage du Rhin, parcourait la Suisse et revenait par le midi de la France à la fin d'octobre. M""" Victor Hugo annonçait le 5 octobre qu'elle rentrait à Paris :

« Nous partons dimanche G de ce mois. Nous avons passé des vacances aussi charmantes que possible. Du moins nos hôtes ont fait ce qu'ils ont pu pour nous les rendre telles. Tout cela ne suffit pas pour le bonheur. Je fais des vœux pour le tien, mon ami, crois que c'est de tous les désirs que je puisse ressentir celui qui tient le plus de place en mon cœur. »

En dépit de l'attrait des villes qu"il visite ou de la beauté des paysages qu'il admire, Victor Hugo est triste, il ne reçoit pas de lettres : et de Marseille 30 septembre il écrit :

« Je suis bien triste, mon Adèle bien-aimée. Pas de lettres!... J'irai demain à Toulon, puis je reviendrai à Marseille exprès, et j'espère que j'y trouverai des lettres de toi, chère amie. J'en ai vraiment bien besoin ! Ecris-moi, maintenant, et tout de suite k Chalon-sur-Saône. »

M""' Victor Hugo écrit à Ghalon :

M Je ne veux pas que tu aies du chagrin, non, pour rien au monde. Je sais ce que c'est de souf-

li'ir. Je veux que les derniers jours de ton voyage soient heureux, entends-tu ? Les peintres sont déjà cliez moi. Je suis dans l'embarras. Ma maison ne pourra être prête que vers le 22, en me pressant. Si tu reviens avant, tu seras indulgent. J'aurais voulu te la remettre splendide. Tu feras ce que tu voudras d'ailleurs.

« Il y aune place pour l'Académie. T'y présentestu? Veux-tu que je sache quelle chance il y a pour toi? Je ne ferai rien d'ailleurs sans que tu me le dises. Vidal a écrit sur une carte à cette fin de te demander un rendez-vous. Joly écrit de son côté qu'il a engagé M™" Dorval et qu'il te demande ta pièce. Granier a dû t'écrire pour te dire que le ministère désire que tu la donnes au Théâtre Français. M"* George, que Paul a été voir au Havre (que nous avons vue pour Lucrèce) devait aussi t'écrire. Elle a demandé ton adresse. Elle m'a envoyé des coquillages. Dédé ne va t'écrire que deux lignes. Elle est en retard pour ses devoirs. Je la fais travailler. Ecris-moi long et intimement. Tout, sois-en sûr, restera toujours entre nous. Mon père même ne lira jamais ce qui se passe en moi.

« A bientôt.

« Ta femme,

« Adèle Hugo. »

En 1840 M""' Victor Hugo est à Saint-Prix ; en mai elle doit venir passer un jour à Paris et elle écrit à son mari :

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« Mon cher ami,

« Thérèse quittant ma maison lundi prochain, j'ai pensé qu'il était peu raisonnable d'aller à Paris ce jour-là. J'irai donc samedi prochain par la voiture de neuf heures, je serai à Paris vers onze heures et demie. J'irai directement chez mes petits. Je tomberai à l'heure de leur récréation; si tu veux t'y rendre de ton côté afin que je puisse avoir en même temps le plaisir de te voir, je compte aller dîner avec toi chez le traiteur. C'est une petite fête qui me réjouit d'avance. Ainsi nous conviendrons de l'heure à la pension JautTret; à moins que tu ne préfères venir me prendre à la descente de la voiture.

«Je coucherai à Paris pour trois raisons. La première, c'est que j'aurai le plaisir de passer plus de temps avec toi, autant que tu le voudras. La seconde c'est que je verrai mes fils encore une fois de 4 à o heures. La troisième, c'est que cela me sert de prétexte pour dire à Martine de ne venir à Saint-Prix que le dimanche matin au lieu du samedi soir,

« En voici bien long, mon ami, je t'en dirai davantage samedi prochain.

« Ta femme bien dévouée, « Adkle Hugo. »

Mardi "dH mai.

jyjme Victor Hugo venait à Paris, voyait son mari, puis regagnait sa villégiature.

Le 31 juillet Victor Hugo écrit à sa femme :

«Je t'envoie bien vite, cher amie, une bien bonne nouvelle. Charles a le premier prix de thème au concours général. »

Le 29 août il partait pour son voyage annuel, il allait sur le Rhin.

]\lmc Victor Hugo ne lui adressait que des lettres fort courtes, témoin ce reproche le P'" octobre :

« Je devrais te gronder, chère amie, de ne m'avoir écrit que si peu de lignes. Mais comme ces lignes étaient douces et tendre?; je te pardonne pour cette fois à condition que tu ne recommenceras plus.

Puis il lui demande si son journal 1 intéresse, et il ajoute :

« Tu sais que toi et mes enfants bien-aimés, voilà l'objet exclusif de mes travaux dans ce monde. Un jour, je vous laisserai à tous l'édifice quelconque que j'aurai bâti. J'espère que mon nom sera un toit pour mes enfants. Ecris-moi donc, mon Adèle chérie, et bientôt, et beaucoup. Je t'aimerai bien. »

Nous avons voulu reproduire fidèlement toute cette correspondance. Elle prouve que Victor Hugo aimait réellement sa femme avec son cerveau, avec son cœur

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et qu'il ne croyait pas la frustrer de ce qui lui appartenait, son âme « qui enfante toutes les affections » distinguant dans l'amour ce qui n'est que la passion charnelle et fugitive, et ce qui est le bonheur immatériel et éternel. Oui, il aimait toujours M'"° Victor Hugo, il adorait ses enfants ; c'était pour eux qu'il travaillait afin d'assurer leur avenir, leur sécurité et son indépendance. Il vivait modestement, trop modestement même, car M"'' Victor Hugo qui est en villégiature à Saint- Prix en août 1841, s'en préoccupe, elle voudrait que Victor Hugo, en raison de sa situation, pût faire quelques sacrifices pour tenir son rang :

« Je suis inquiète, je te l'avoue, de ton avenir matériel. Il serait nécessaire que l'état de ta maison l'ut plus convenable qu'il ne l'est maintenant. Il faudrait que tu pusses recevoir de même que tu es reçu. Je sais que Ja façon restreinte dans laquelle nous vivons n'empêchera rien, mais sois sûr qu'elle t'enrayera dans ton chemin et t'empêchera d'arriver, aussitôt que tu le voudrais, au but que tu te proposes.

« D'un côté je sais rinconvénient de cette gêne, d'un autre côté je crains que les charges que tu as contractées ne te forcent, un jour quelconque, à retirer une partie de l'argent que tu as placé avec tant de peina. Il y a donc deux plaies et Tune entretient l'autre. Tout ce que je puis faire afin de diminuer celle sur laquelle je puis avoir une action je le fais, mais de longtemps, il ne me sera possible de donner un autre air à ta maison. Il faut avant tout que le nécessaire ne manque pas.

Trois ou quatre ans de mes petites économies suffiraient à peine à cet effet.

c( Je suis amenée à te dire cela par la crainte que je ressens que tes efforts ne soient infructueux et n'aboutissent qu'à un résultat très insuffisant. Ni toi, ni les tiens, ne doivent vivoter. Vous devez vivre honorablement.

«J'ai besoin ici de te rappeler ce que j'ai déjà dit : j'ai abdiqué, dans ma pensée, toute espèce de droit en ce qui touche la fortune que tu peux avoir. Je me considère, vis-à-vis de toi, comme une intendante chargée de surveiller et de tenir ta maison avec le plus d'ordre possible, comme la gouvernante de nos enfants. Là-dessus je dis ?ios, et ne veux pas, sur ce point, abdiquer mon droit à la possession.

« C'est donc pour toi, mon ami, pour toi seul, dans ton unique intérêt que je te conjure de réfléchir. Je te parle comme le ferait une sœur, une amie, je ne sais que te dire afin que tu croies à mon complet désintéressement. Songe, songe à ton avenir. Vois quel moyen employer afin de diminuer tes charges. N'attends pas que des plaies guérissables deviennent incurables. Il est loin de ma pensée que tu doives laisser qui que ce soit dans la misère ; si tu crois, en agissant ainsi, faire une mauvaise action, avant tout, il faut être honnête homme, mais au moins arrange tes affaires, règle tes charges avec équité, mais règle-les.

a Ne m'en veux pas, mon ami, de ce que je t'écris.

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