M^ VICTOR HUGO ET L ŒUVRE DE SON MARI
Il y a longtemps que je lutte avec ce désir de m'ouvrir à toi sur ce grave sujet. Si un jour tu me dis : j'ai fait ceci, je serai heureuse, mais je ne te demande rien. Seulement je te supplie de réflé-chir. Du reste, quoi qu'il puisse arriver, sois convaincu de mon entier dévouement à tes intérêts et du zèle que j'apporterai toujours à les défendre. « Ta meilleure et peut-être ta seule amie,
« Adèle. »
Il est évident que Victor Hugo vivait à l'écart pour bien des raisons : d'abord parce qu'il travaillait, ensuite parce qu'il refusait des dîners qu'il n'aurait pu rendre par des motifs d'économie, enfin parce qu'il s'était créé des charges nouvelles, grâce à sa liaison.
Sans doute M™*^ Victor Hugo n'était guidée par aucun calcul intéressé : sa lettre le dit assez; mais, en abordant la question des dépenses, elle espérait amener son mari à liquider d'une façon honorable une liaison qui devenait de jour en jour un peu plus pesante ; elle voulait le déterminer à reprendre des réceptions qui pouvaient lui être d'autant plus utiles qu'il aspirait à entrer dans la politique.
SOUVENIRS DE Xr' VICTOR HUGO