‹ La vie d'une femmeChapitre 7 sur 48 · Victor lluf/û à vinf/l ans. par iM. Pilmto Dul'ay · texte numérisé non relu

Victor lluf/û à vinf/l ans. par iM. Pilmto Dul'ay

Cependant M""' Victor Hugo ne se départit pas de sa ligne de conduite, elle écrit le 4 octobre à son « cher papa », remerciant toujours la grand'mère de ses soins si empressés, qui lui permettent de renoncer à ses droits de mère, ce sont ses propres termes ; et elle se réjouit à l'idée de venir à Blois dans deux mois et de voir son petit : « Je suis triste seulement de penser que je ne serai que très secondaire dans sa tendresse, puisqueje ne serai que sa seconde mère etqueje n'aurai même pas le droit d'en être jalouse ^. » On ne saurait montrer plus de tact et de générosité, plus de respect attendri. Mais la santé du petit Léopold périclite. M"'' Victor Hugo trouve dans son angoisse des mots touchants pour sa belle-mère :

« Ma chère maman-,

« Je viens d'apprendre une nouvelle désolante pour nous. Mon pauvre petit est donc bien mal ? Et quel mal vous-même n'avez-vous pas"? Si je pouvais partir de suite pour Blois, j'irais vous relayer dans vos soins maternels, mais moi-même je suis très souffrante et ai besoin d'être soignée.

c( Je n'écouterais pas encore tout cela, si le médecin ne. s'y opposait très expressément; malgré tout je partirai, suivant votre conseil, pour mêler nos larmes ou pour l'embrasser encore une fois, ce pauvre enfant. Quel droit navez-vous pas, clière maman, à notre tendresse ? Et comment notre Léo-

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