I. Monte Rosi. — E. F
Sienne. — Rixe et meurtre.
Je partis de Viterbo avec mes compagnons, et nous continuâmes notre route en chevauchant, tantôt devant, tantôt derrière la maison du cardinal. Le jeudi saint, h vingt-deux heures, nous ne nous trouvâmes éloignés de Sienne que d'une poste. Là, ayant vu plusieurs juments de retour qu'on cherchait à louer bon marché à quelque voyageur qui les reconduisît à la poste de Sienne, je descendis de mon cheval Tournon, que je confiai à mes jeunes gens; je plaçai ma selle et mes étriers sur une des juments, et, après avoir donné un jules au garçon de la poste, je piquai ma monture afin d'arriver à Sienne une demi-heure avant mes compagnons, tant pour rendre visite à un de mes amis que pour m'occuper de diverses affaires. J'allai bon train, mais sans galoper. Dès que je fus à Sienne, j'arrêtai à l'auberge les logements nécessaires pour cinq personnes; et je chargeai le garçon de mener le cheval à la poste, qui était située hors de la porte CamoUia, Nous passâmes très gaiement la soirée du jeudi saint. Le lendemain matin, m'étant aperçu que j'avais oublié de reprendre ma selle et mes étriers, je les envoyai chercher; mais le maître de poste répondit qu'il ne voulait pas les rendre, parce que j'avais fait galoper sa jument. Plusieurs messages se succédèrent. Mon homme persista dans son refus, qu'il accompagna même d'injures intolérables. L'hôtelier chez qui j'étais logé me