‹ La vie de Benvenuto CelliniChapitre 188 sur 275 · LIVRE SIXIEME. 4'r · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIEME. 4'r

mois messer Luigi Alamanni et ses fils. Dieu m'accorda la grâce de pouvoir rendre ainsi service à des hommes de mérite et de distinction. Je jouis de l'amitié de messer Guido durant tout le temps que j'habitai le château. Souvent nous nous plaisions ensemble à tirer gloire de ce que chacun de nous se perfectionnait dans sa profession, grâce à la munificence du grand et admirable prince qui nous protégeait. Je puis vraiment dire que je suis redevable à ce merveilleux roi de tout ce que j'ai fait de beau et de bon. Mais je vais renouer Le fil de mon histoire pour arriver à parler de lui et des vastes travaux que j'ai exécutés par son ordre.

Le jeu de paume.

J'avais dans mon château un jeu de paume dont je tirais bon profit. Ce local renfermait plusieurs petits logements occupés par des gens de différentes professions, et, entre autres, par un habile imprimeur' qui avait son établissement presque entier dans Tenceinte de mon château. Ce fut lui qui imprima le premier livre de médecine de messer Guido. Ayant eu besoin de l'emplacement que je lui avais laissé, je le renvoyai, mais non sans éprouver de grandes difficultés. — J'avais aussi chez moi un fabricant de salpêtre qui, lorsque je voulus lui retirer ses petites chambres pour y placer mes bons

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