‹ La vie de Benvenuto CelliniChapitre 243 sur 275 · Il a déjà été parlé de Gian-Battista Tasso · texte numérisé non relu

Il a déjà été parlé de Gian-Battista Tasso

montrai que son projet était vicieux. « Eh bien, me ditil, fais-moi un dessin, et je verrai s'il me convient. J'exécutai pour mes deux portes deux dessins suivant les véritables règles de Fart. Je les présentai à Son Excellence, qui, reconnaissant alors que j'avais raison, me dit d'un ton affable : « Va, et fais comme bon te semblera, j'y consens. >- Je me mis aussitôt à l'œuvre avec ardeur.

Le capitaine lombard.

Le capitaine de garde à la porte al Prato était un Lombard à la mine terrible, aux formes robustes, au langage grossier, et dont la présomption n'était égalée que par son ignorance. Cet homme commença par me demander ce que je voulais faire. Je lui montrai obligeamment mes dessins, et je me donnai beaucoup de peine pour lui expliquer la méthode que je voulais suivre. Ce stupide animal secouait la tète, se démenait d'un côté et d'autre, se balançait tantôt sur une jambe, tantôt sur une autre, et ne cessait de répéter, en tortillant ses énormes moustaches et en tirant sur ses yeux le pli de sa barrette : <f Mais, peste du diable! je n'y entends rien, à ton affaire. » Fatigué à la fin des importunités de cet imbécile, je lui dis : « Eh bien, moi, je m'y entends ; laissezmoi donc faire. » En même temps je lui tournai les épaules. Alors il se mit à me menacer de la tète et dressa

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