‹ La vie de Benvenuto CelliniChapitre 47 sur 275 · I.IVRr: DEUXIÈME. loi · texte numérisé non relu

I.IVRr: DEUXIÈME. loi

mon artillerie, que je dirigeai avec tout le soin et toute la sollicitude imaginables.

Le pape Clément avait envoyé demander du secours au duc d'Urbin', qui était avec Tarméc vénitienne. Sa Sainteté avait chargé son ambassadeur de dire au duc qu'il pouvait compter que le château ne serait point rendu tant que, chaque soir, l'on y allumerait au sommet trois feux, que Ton accompagnerait de trois coups de canon , trois fois répétés. J'eus mission d'exécuter ces ordres. Pendant le jour, je canonnais les endroits où je pensais devoir faire le plus de ravages. Le pape, voyant que je m'acquittais de ma besogne avec tout le soin désirable, m'avait pris en grande amitié. Le secours du duc d'Urbin n'arriva point; mais, comme il ne m'appartient pas de traiter de semblables sujets, je n'en parlerai pas davantage.

L'hôtellerie du Soleil-Rouge.

Pendant que je me livrais à ce diabolique exercice, plusieurs prélats, surtout le cardinal de Ravenne^ et le cardinal Gaddi % venaient me visiter à mon poste. Maintes fois je leur dis de ne pas se montrer près de moi, parce

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