‹ La vie de Benvenuto CelliniChapitre 53 sur 275 · Franciotto Orsini, Romain- — E. F · texte numérisé non relu

Franciotto Orsini, Romain- — E. F

no VIE DE BENVENUTO CELLINI.

d'entrer en accommodement; que, si Ton tuait les chefs, Tarmée n'étant plus retenue par aucun frein, forcerait le château et compléterait notre ruine. Il termina en disant que les cardinaux s'opposaient absolument à ce que Ton tirât. Le pauvre pape, désespéré, en se vo3'ant entouré d'ennemis au dedans comme au dehors, consentit à laisser tout à leur discrétion. On nous transmit donc contre-ordre. Lorsque j'appris que Ton venait nous défendre de tirer, je ne pus me contenir, et je mis le feu à un demi-canon que j'avais sous la main. Le projectile alla frapper un pilastre de la cour de rhôtellerie, près duquel je voyais un groupe de plusieurs personnes. Ce coup fit tant de mal aux ennemis qu'ils furent sur le point de déserter la maison. Le cardinal Orsini voulait me faire pendre ou massacrer ; mais le pape prit chaudement mon parti. Je sais quelles paroles ils échangèrent à ce sujet; mais, comme je ne fais pas profession d'écrire l'histoire, je les passe sous silence pour ne parler que de ce qui" me regarde.

Retour à Florence.

Dès que j'eus fondu l'or, je le portai au pape, qui me remercia beaucoup, et chargea le Cavalierino de me remettre vingt-cinq écus, en s'excusant de ne pouvoir me donner davantage. Peu de jours après, on signa l'accommodement.

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