LIVRE DEUXIEME
que je mis de mon mieux à leur place, et je me rendis de suite clic/ le pape, dont Francesco del Nero avait déjà éveillé les soupçons, en lui racontant une partie de ce qui s'était passé dans ma boutique. Le pape, qui avait pensé au mal plutôt qu'à autre chose, me lança un regard terrible, et me dit d'une voix courroucée : « Qu'es-tu venu faire ici? Qu'y a-t-il? — Voici votre or et toutes vos pierreries, il n'y manque rien, lui répondis-je. — Alors, sois le bienvenu, » me dit le pape, dont le visage se rasséréna. Je lui montrai mon travail, et, pendant qu'il l'examinait, je lui racontai l'aventure du voleur, mes craintes et la principale cause de mon chagrin. Lorsque je touchai ce dernier sujet, il me regarda fixement à plusieurs reprises. Francesco del Nero était présent : aussi le pape paraissait-il à moitié fâché de n'avoir pas deviné la vérité. Enfin, il se mit à rire de tout ce que je lui avais conté, et il me dit : « Va, et continue à être homme de bien, comme je le savais. «