‹ La vie de bohème (volume 2)Chapitre 25 sur 66 · LA VIE I)K HOH KM F · texte numérisé non relu

LA VIE I)K HOH KM F

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— Pardon, messieurs, de l'indiscrétion que je vais commettre, dit-il. H'y a longtemps que je brûle du désiï de l'aire votre connaissance, mais je n'avais pas trouvé jusqu'ici d'occasion favorable pour me mettre en fappôrl avec voue. Me pet mettezvous de saisir colle qui se présente aujourd'hui ?

— Certainement, certainement, lit Qolllne, qui voyait venil l'étranger.

Rodolphe cl Marcel saktèrenl sans rien dire.

La délicatesse trop exquise de Schaunard faillit toul perdre.

— Permettez, Monsieur, dit-il avec vivacité, vous n'avez pas l'honneur de nous connaître, et les convenances s'opposent à ce que... Auricz-vous la honte, de me donner une pipe de tabac?... Un reste, je serai de l'avis de mes amis...

— Messieurs, reprit Barbemuche, je suis comme vous un disciple des beaux-arts. Autant que j'ai pu m'en apercevoir en vous entendant causer, nos goûts sont les mêmes, j'ai le plus vif désir d'être de vos amis, et de pouvoir votis retrouver ici chaque soir... Le propriétaire de cet établissement est un brutal, mais je lui ai dit deux mots, et vous êtes libres de vous retirer... J'ose espérer que vous ne me refuserez pas les moyens de vous retrouver en ces lieux, en acceptant le léger service que...

La rougeur de l'indignation monta au visage de Schaunard.

— 11 spécule sur notre situation, dit-il, nous ne pouvons pas accepter. Il a payé notre addition : je vais lui jouer les vingtcinq francs au billard, et je lui rendrai des points.

Barbemuche accepta la proposition et eut le bon esprit de perdre; mais ce beau trait lui gagna l'estime de la Bohème.

On se quitta en se donnant rendez-vous pour le lendemain.

— Gomme ça, disait Schaunard à Marcel, nous ne lui devons rien ; notre dignité est sauvegardée.

— Et nous pouvons presque exiger un nouveau souper, ajouta Colline.

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