‹ La vie de Jean-Arthur RimbaudChapitre 14 sur 25 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

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Au mois de mars de Tannée 1880, Arthur Rimbaud, guéri des fièvres, retourne en Egypte; d'où, n'ayant trouvé l'emploi de son activité, il s'embarque à nouveau pour Chypre. L'amitié d'un ingénieur anglais lui a fait escompter la poursuite avantageuse de ses pérégrinations, par l'espoir de gains pécuniaires - •.-' Uj en cette île.

/ Cette fois, onle voit, non plus, comme en 1878, chef de carrière, sous 80 degrés de chaleur, dans un fond granitique et marmoréen, main . j h;

au frais, sur le sommet de la plus haute mon- 7j| t

tagne de Chypre, sur le Troodos. Il est employé . ' j i ,

comme surveillant à la construction d'un palais pi

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j s : " . destiné au gouverneur général, et il gagne deux

* cents francs par mois.

Malgré que, dans ces fonctions, il doive — écrivait-il à sa mère — arriver à une bonne position, il ne saurait s'y maintenir. La dépendance, fût-ce envers un ami, lui est impossible ; en môme temps, son besoin de voir demeure incompressible

Quelques mois plus tard, en août, après avoir fjj passé le canal de Suez, respiré l'air des con-

* ; . trées bibliques, exploré et interrogé les ports

j i, delà Mer Rouge, Djeddah, Souakim,Massaouah,

' Hodeldad ; après avoir poussé une pointe seule-

1 ■ ! ment interrogante sur l'Abyssinie, il entre dans

le golfe d'Aden et débarque au port anglais de ce nom, où, sur la présentation de quelqu'un rencontré à Massaouah il est engagé comme acheteur dans l'établissement français de commerce que dirigent messieurs Mazeran, Viannay, Bardey et dont l'agent, monsieur Dubar, se trouve être un colonel en retraite.

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