FT
« (je n'entre dans aucun détail, je vous en parle au seul point do « vue de l'ivoire) : « Lés éléphants pullulent a ce lac; noue « autres surtout , gens du Koecha et du Contab, nous y allons « pour faire preuve de courage, car la route est longue et dànge- « reuse : rive droite, les gens du pays de Golda nous tuent; rive « gauche, les gens du pars de Dimé nous voient mal, volontiers» « Mais après Dimé, Baoua (c'est Je vide), plus personne, plus « rien, le pays n'a même pas de nom ; c'est une immense plaine* « herbes et buissons. Cette plaine est parcourue par deux « affluents de l'Omo; il y a quelques sources. Là oà est le lae a Chambarra, le pays se nomme « Taya •• Ce pays est absolu* a ment inhabité. Nous allons 1A; nous tuons, si nous pouvons, « un éléphant, nous en abandonnons l'ivoire, nous en emportons' « la queue pour la porter a notre roi, qui nous donne alors U « droit de mettre des boucles d'oreilles en arguai, et noue « sommes des gens considérés I •