LE TRAVAIL
au point de devenir une passion ardente. Nous y avons trouvé, nous y trouvons toujours d'infinies jouissances, et nous éprouverions la plus angoissante peine à y renoncer.
Le travail occupe le corps, détache des basses convoitises, élève l'esprit et mène à Dieu : il faut en faire une nécessité de nature, la loi de notre vie.
Adonnez-vous au travail, jeune collégien, et vous finirez par l'aimer, vous y trouverez une joie ineffable, des satisfactions profondes qu'il est impossible d'exprimer. Acceptant généreusement la peine, vous la subirez sans souffrance et vous la transformerez en une douce et sanctifiante expiation.
N'oubliez pas que la loi du travail est absolue et que, fussiez-vous million- •naire, elle s'impose inexorablement à vous. Jamais cette vérité n'a paru plus
évidente qu'en notre xx" siècle^ où les fortunes disparaissent aussi vite qu'elles s'élèvent, où l'avenir appartient aux vaillants et aux laborieux. Vous ne réussirez dans la vie que si vous prenez de la peine, que si vous êtes un travailleur résolu et obstiné.