CHAPITRE XXIII Le secours de Dieu
Le jeune garçon est décidé, il voit nettement le devoir et veut le remplir. Mais il sent tous les jours davantage les difficultés de la tâche qu'il s'est noblement assignée et qui lui paraît parfois insurmontable.
Rien n'est plus tristement vrai. Le devoir est rude, difficile ; et il serait insupportable à nos faibles épaules, si Dieu ne venait à notre aide, si sa grâce souveraine ne donnait le succès à nos généreuses mais débiles énergies. Le secours d'En-Haut est absolument nécessaire ; et c'est la conviction humiliée de leur faiblesse qui fait la force des chrétiens. Ils luttent sans cesse
courageusement, ils font de libres et méritoires efforts. Et Dieu, qui attend ces efforts, les seconde aussitôt de sa toute-puissante action. Nous pouvons tout en Celui qui nous fortifie.
Nous connaissons, hélas ! trop bien rétendue de nos misères, de nos faiblesses ; mais qui posera des limites à Tinfmie puissance de Dieu? Et qui pourrait douter de la pleine efficacité de sa grâce, non seulement devant les résultats sensibles de notre expérience, mais devant les lumières de la seule
raison
Dieu, c'est le Maître souverain, c'est l'alpha et l'oméga de tout ce qui existe, c'est notre principe et notre fin. Et, ravissant prodige ! il n'est pas resté dans son Ciel, il est descendu sur la terre à notre secours, // s'est fait hoinine. La grande Victime du Calvaire