EE
Surtout ne nous endormons jamaïs sur nos lauriers : ils sont aussi vains que vite fanés! Ne vivons pas dans une fausse sécurité : la lutte n’est jamais finie. Une tentation vaincue ne préserve pas d’une autre tentation, et il ne faut jamais compter sur sa pelite expérience ni s’illusionner sur sa force. La tentation est toujours redoutable : elle survient brutalement, nous surprend et nous retourne en un clin d'œil. Tout à l'heure nous étions forts, conscients, sûrs de nous-mêmes, prêts à tout braver et à tout vaincre ; maintenant nous nous trouvons en face du danger, impuissants, fragiles, mous, faibles comme des enfants! N'est-ce pas là la triste et presque décourageante expérience de tous les jours, et n'est-elle pas faite pour nous inspirer le sentiment de notre faiblesse, la nécessité d’une lutte vaillante et le besoin de la grâce d’en haut?
Il faut le reconnaître, les tentations de
la chair sont aussi pressantes que répétées. La concupiscence est inhérente à notre nature déchue, inséparable de notre corps de mort. U faut en prendre son parti