‹ La vie de Joseph-François Perrault [microforme]Chapitre 5 sur 25 · François-Autoine, baptisé le 23 octobre 1716, mort · texte numérisé non relu

François-Autoine, baptisé le 23 octobre 1716, mort

en bas âge.

2. Jacques, surnommé l'aîné, baptisé le 2 juin 1718, et inhumé dans l’église paroissiale, le 21 mars 1775.

3. Joseph-François,baptisé le 18 septembre 1719, décédé à Québec le ler mars 1774.

4, Susanne-Joseph, baptisée le 30 septembre 1720.

# 5, Louis-François, baptisé le 16 novembre 1721, et décédé aux Illinois en 1782.

6, Marie-Susanne, baptisée le 25 janvier 1723, et inhumée à Charlesbourg le 18 février suivant.

7. Marie-Angélique, Dame Michel Beaucin, baptisée le 14 mai 1724, et décédée à Montréal après 1795.

8. Guillaume-Michel, baptisé le 23 février 1726, et décédé à la Nouvelle-Orléans le 12 juin 1790.

9. Jean-Baptiste, baptisé le 2 juillet 1727, mort en bas âge.

10. Marie-Agatho, baptisée le 9 avril 1729, et décédée le 3 mai 1733. |

11. Jean-Baptiste, baptisé le 2 juillet 1730, et décédé aux Trois-Rivières, après 1790, Il exploitait là les forges de Saint-Maurice.

12. Margüerite-Susanne, baptisée le 31 octobre 1731, et morte pensionnaire à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 20 février 1805.

De cette première génération en la Nouvelle-France, cinq garçons et trois filles ont survécu leurs père et mère et fourni une pleine carrière. Ce sont ceux qui sont mentionnés par leur neveu Joseph-François Perrault dans sa biographie.

Quelques détails additionnels sur eux feront voir la position sociale de toute cette famille.

Jacques, l'aîné, était négociant à Québec, et occupait la maison de commerce fondée par son père, située à la basse-ville, entre les rues Saint-Pierre etSault-au-Matelot. Il épousa äemoiselle Charlotte de Boucherville, et leur contrat de mariage fut passé devant Mtre. J.-A. Panet, notaire et avocat, le 19 octobre 1749.

Les affaires de sa maison s’étendaient au loin, en France et aux Isles. Plusieurs postes de pêche et de traite qu'il avait dans le golfe alimentaient son négoce, et il possédait avec sus associés de France des navires sur lesquels il passait la mer suivant le besoin de son commerce. Une partie de sa correspondance se trouve parmi les manuscrits de la Société Littéraire et Historique de Québec, et une partie aussi parmi les documents recucillis par M. le juge Baby, de Montréal ; elles ont trait toutes deux principalement à ses relations commerciales. Elles démontrent, en même temps que l'éducation soignée de l’époque, une bonne instruction et une calligraphie remarquablement belle. On peut ajouter que tous ses enfants ont appris et cultivé une écriture semblable.

Pendant le siége de Québec et tant que dura la guerre de la conquite, Perrault, l'aîné, se réfugia aux Trois- Rivières avec sa famille, composée de huit enfants. Là naquit la neuvième, le 19 octobre 1759, laquelle devait épouser dans la suite l'honorable Pierre-Louis Brassard Desvheneaux, qui mourut juge à Trois-Rivières à la fin de l’année 1802 (1). Tous les autres membres de la famille

(1) Il était le frère du curé Brassard fondateur du collège de Nicolet.

Perrault avaient pris cet endroit pour refuge, L'un d’eux, Jean-Baptiste, qui exploitait les forges de Saint-Maurice, put leur offrir un asile. Louis Perrault, père du protonotaire, et le chanoine Charles-François, son oncle, s'étuient joints aux réfugiés.

En voyant les désastres causés par la conquête et la ruine totale du commerce, Jacques, l'aîné, songea à se retirer en France, après la cession accomplie. Son frère, Michel, passé à la Rochelle, lui conseillait do l'y joindre et d'abandonner lu colonie. Our, lui écrivait-il, pour l'en informer, la suspension par l'Etat du paiement de toutes les lettres des colonies venuit de mettre le comble à la ruine du commerce du pays. Cette suspension équivuluit à uno banqueroute, et de fait se termina par une répudiation de paiement inavouée. Cependant, cette émigration au vieux pays, avec une nombreuse et jeune famille, et des affaires ruinées, présentait des difficultés extrêmes et bien propres à faire réfléchir sérieusement. Jacques, finalement, se détermina à lutter contre l'infortune, en Canada, Il avait des correspondants à Londres, et comme le commerce avec la France était entièrement rompu, il reprit son négoce sur un terrain nouveau, avec les Anglais, et continua l'exploitation de ses pêcheries,

Le succès couronna sa persévérance et son industrie, Il put ainsi assurer l'éducation et le sort de ses nombreux enfants, lesquels purent contracter de bonnes alliances et maintonir convenablement leur position sociale dans le monde.

A sa mort, arrivée le 18 mars 1775, de treize enfants issus de son mariage, il en restait douze vivants, dont

plusieurs étaient mineurs. Sa veuve lui survécut jusqu'au 6 août 1792. Elle avait continué l'établissement de commerce de son mari, mais elle subit des pertes considérables par la faillite d’un de ses correspondants anglais. Après sa mort, sur licitation et partage entre les héritiers, la maison paternelle fut vendue et acquise par John Woolsey, en 1793, après tout près d’un siècle d'existence, comme un des premiers et des principaux comptoirs de Québec.

Jacques Perrault n'avait que 58 ans lorsqu'il mourut, Ses obsèques furent solennelles, et il fut inhumé dans la cathédrale de Québec. Il n'avait eu qu’à peine une douzaine d'années pour rétablir les affaires de sa maison, Pourtant il y réussit.

Plusieurs de ses enfants se distinguèrent,

L'honorable Jacques-Nicolas Perrault fut nommé membre du Conseil Législatif, et devint seigneur de la Bouteillerie, ou Rivière-Ouelle, par legs de son oncle Michel, de la Nouvelle-Orléans, lequel ayant amassé une belle fortune aux Isles, avait fait l'acquisition de cette seigneuric.

Jacques-Nicolas mourut dans son bain, à la Rivière- Ouelle, le 5 août 1812. De son premier mariage, le vingtun novembre 1779, avec demoiselle Marie-Anne Amiot, il eut deux fils qui survécurent à leur mère, mais prédécédèrent leur père. Du second mariag» qu'il contracta avec demoiselle Maric - Thérèse Haussmann, veuve Pierre Florence, (5 janvier 1793) il n’eut point d'enfants. N'ayant pas fait de testament, la seigneurie passa à ses

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