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88 La Vie de la Mère + elle soit plus détachée, ayant été jusque-là sou-
». tenue par les sens. Effectivement la douceur
que lui procurait la divine présence de Notre- Seigneur lui faisait dire: Votre nom est un
parfum répandu. Les jeunes filles vous ont
» tendrement aimé : elles ont sauté et tressailli
de joie, en songeant à la douceur. de vos mamelles (Cant. 1. 2). Ces jeunes filles sont les
‘puissances inférieures de l’âme, et tout ce qui
est de la partie sensitive. Ces premières approches du divin Epoux y répandent une ju-
bilation plus douce que toute suavilé; ce qui
» fait couler sans mesure des larmes plus pré-
cieuses que tous les trésors imaginables.
» J'ai dit que l’âme se sentant plus épurée, ne sait où on ia veut mener. Elle a une tendance à quelque chose qu'elle ne connaît pas. Cependant elle s'abandonne, et ne veut que suivre le chemin que lui fera voir Celui à qui elle tient avec tant d’ardeur. On lui ouvre l'esprit de nouveau pou la faire entrer dans un état de lumière. Elle conçoit mieux qu’elle n'a encore fait, que Dieu est comme une grande mer qui ne peut souffrir rien d'impur. Cette lumière produit de grandes choses en l'âme,
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