ES ST
RER ee NOTMUS ES d F Le
ra
Marie de l'Incarnation. Liv. I. 89
et je: vis. pour lors une disproportion infinie
entre la pureté de Pesprit humain , et celle qui est requise pour entrer dans l'union et la communication avec la divine Majesté. O mon Dieu! qu'il y a d’impuretés à purger, pour arriver au terme auquel l’âme, aiguillon-
née par l'amour de son souverain et unique
bien, a une {endance si ardente et si continuelle! De quelle importance est la pureté de
cœur en toutes les opérations tant intérieures
qu'extérieures! L'Esprit de Dieu est un censeur inexorable. Et après tout, ceci n'est que le premier pas, et l'âme peut en déchoir en un moment. Je frémis quand j'y pense. La correspondance est ici absolument nécessaire, aussi bien que l'abandon de tout soi-même à la divine Providence et à la conduite d’un directeur, dont il faut suivre les ordres à l’aveugle, pourvu que ce soit un homme de bien, ce qui est fort aisé à reconnaître, Car le Seigneur ne permet pas qu'une âme qui s'est ainsi abaudonnée, s’y trompe. Mon Dieu, que je vou-
» drais publier bien haut l’importance de ce » point! il conduit l’âme à la vraie simplicité
» qui fait les Saints.
90 La Vieide:la Mère
Après que la: servante de: Dieu eut reconnu la nécessité. de cet abandon ;.et combien la soustraction. des secours: et des consolations sensibles était profitable à l'âme, elle se: porta avec un courage qui ne se peut dire, à entrer,dans cet état de dévouement, et courut , joe géant dans cette carrière. | «Cet état d'oraison , continue-telle,: qui a soustrait à l’âme le soutien qu'elle avait+de » l'humanité sacrée de Notre-Seigneur, quoi- ». qu’étonnante d’abord, Jui fait expérimente » qu’elle a gagné, et que cette soustraction mi ». été que pour l’avancer par la: pratique solide » des vertus proyenantes de l’Esprit de Jésus- » Christ, surtout de l'humilité, de la patience » » et de la charité. À mesure que mon âme s’ap- » » prochait de Dieu, la haine de moi-même et » » l'humilité croissaient, et me faisaient faire des » » actions de plus en plus humiliantes. Mon âme » » cependant ne laissait pas de se rter vers » Dieu par une pente puremeni 8ituelle. Je D » le voulais posséder d’une façon qui m'était » inconnue, et à laquelle lui-même me dispo- » Suit. Je le rencontrais dans toutes créatures, | et dans les fins pour lesquelles iles a faites :