‹ La vie de marianeChapitre 12 sur 76 · MARIVAUX ROMANCIER XIII · texte numérisé non relu

MARIVAUX ROMANCIER XIII

point^ contre l'avis de Villcniain, celui de M. Nisard : Le théâtre de Marivaux est resté sa gloire; ses cadres ne sont pas étendus, mais ils sont neufs, et il a été vraiment poète, il a créé quelque chose de ce côté.

Nous ne nous hasarderons point à cette comparaison des diverses parties de Vœuvre, à cette confrontation de Marivaux avec lui-même. Ce sont là jeux de maîtres, au-dessus de nos forces. Mais nous dirons qu'il y a bien de la finesse, de la grâce, de la malice et de la gaieté, bien du charme, en somme, dans les bons endroits de Marianne et du Paysan parvenu, et que, là aussi, l'auteur a fait preuve d'un talent neuf et montre d'une incontestable originalité.

Et d'abord, il n'a pas recule devant ces vérités qui eussent passé avant lui pour des invraisemblances . Il n'a pas cherché dans le monde idéal ses modestes héros ; il les a pris dans la réalité des milieux ordinaires, des conditions communes. Il n'est pas sans intérêt non plus de rem.arquer que ni Marianne ni LE Paysan parvenu ne sont des œuvres de jeunesse, mais de maturité. La première partie de Marianne, qui fut originairement publiée par fragments, est de lySi. La onzième est de 1741. Le Paysan parvenu est postérieur. Marivaux avait donc plus de quarante ans quand il commença son premier roman et plus de cinquante quand il l'acheva, ou plutôt renonça à l'achever, car la douzième et dernière partie n'est pas de lui.

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