MARIVAUX ROMANCIER XXI
Pour ne parler que des romans ^ Marianne a été abandonnée par Marivaux à la onzième partie^ et la douzième, qui fournit au lecteur, demeuré en suspens, la satisfaction d'un dénouement selon ses vœux, n^est pas de V auteur des précédentes. Le Paysan parvenu n'a pas été terminé, et le pied manque brusquement au lecteur dans le vide, au sortir du niariage de Jacob avec M'"^ de Vambures. Ce dernier ouvrage n'a pas rencontré de continuateur, et il est denuuré inter^ rompu. Pour Marianne, // n'en fut pas de même. Marivaux avait mis dix ans à publier les onze premières parties (iy3i-i74i). La douzième est un pastiche très ingénieux et très heureux, de l'aveu même de Marivaux, du à la plume compétente de M'"^ Kic' coboni. Il semble qu'elle nait pas tenté seule ce tour de force de restauration, car il existe , parait-il, une autre Fin de Marianne, publiée à l'étrcmger , et mise sous les yeux de l'Académie française lorsqu'elle a jugé le concours institué par elle en iSSo pour TÉloge de Marivaux. Mais l'anonyme a sans doute échoué obscurément là oli M'"^ Kiccoboni a réussi pleinement et publiquement. « // ne s'agissait plus, dit M. Duvicquet, que de corriger Valville de son infidélité, d'expliquer Vévénement tragique qui commence le roman, de faire retrouver à Marianne la famille illustre à laquelle elle se montre constamment digne d'appartenir, et de mettre fin ci l'épisode de cette bonne et sensible religieuse qui, par le récit de ses propres mcdheurs, empêche Maricmne