ET DE PAIX
Au milieu do mars 1790 revenait à Paris le comte de La Marck, et ce retour devait avoir une influence considérable sur la conduite qu'allait tenir Mirabeau. La Marck ne revenait pas spontanément. L'ambassadeur autrichien, le comte de Mercy, Thabile diplomate et le confident du couple royal, n'était pas sans connaître les relations de La Marck et de Mirabeau: Ne se méprenant pas sur la valeur de ce dernier, il s'eflbrçait de persuader à Louis XVI et à la reine combien les services de Mirabeau leur seraient utiles, et comptait pour cela sur le concours de La Marck. Sans doute le gentilhomme belge donnait prise aux soupçons, depuis qu'il s^était compromis un instant avec les révolutionnaires de son pays. Mais Ton pouvait espérer en son vieux fonds de loyalisme, qui se manifestait encore lorsque la mort subite de Joseph II laissait le trône d^Autriche aux mains habiles de Léopold \ Mercy trouva La Marck tout dis-
^ La p:irt que prit La Marck au soulèvement des Belges est carac. térisée ainsi qu'il suit dans une Ictlre d'un de ses amis datée du 27 déc. 1789, alors qu'il venait à peine de quitter Paris : « l[ est déjà parti. Sou système est de conserver h l'Empereur les provinces, dans le cas que les Brabançons veuillent un souverain, et il dit qu'il ne sera