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mt avec sa tendance à ne pas tenir compte des diffilultés. En effet, pour ne prendre que ce détail, il n'était
.s aisé de concevoir un ministère soutenu par la majo-
té de l'Assemblée, tant que resterait en vigueur le dé- (Pet du 7 novembre 1789 barrant aux députés le che- Âiin du ministère. C'est à peine si Mirabeau parle de
itte difticullé. Il émet le désir que l'on attaque oe déiret et que l'on obtienne son rappel. Puis il passe outre, .ans considérer si ce rappel est possible ou non. Le point de départ de toute sa combinaison restait ainsi fort incertain.
Il ne lui fut pas difficile, il est vrai, de la modifier. Le 20 juin il représenta encore une fois à la cour ce que "'on pouvait attendre d'un « ambitieux incapable a qui sans avoir aucun plan, ne songeait qu'à s'emparer d'une ictature effective. Tant que serait debout le ministère Necker, auquel il reprochait sa lâcheté bien plus encore que son insuffisance, il fallait que la cour eût à sa disposition un homme chargé, pour ainsi dire, de guider tous ses pas. Cet homme, il aspirait à l'être, et pour le devenir, il demandait que Lafayette fut forcé de le proclamer officiellement son collaborateur permanent. Il composait mot pour mot la déclaration que l'on devait faire aux Tuileries à Lafayette, et ne s'abstenait pas de se complimenter lui-même : « M. de Mirabeau », telles étaient les paroles que l'on devait adresser au général, «est le seul homme d'État de ce pays-ci; nul n'a son ensemble, son courage et son caractère. Il est évident qu'il ne veut pas aider à nous achever; il ne faut pas
exposer à ce que les circonstances le contraignent à vouloir; il faut qu'il soit à nous. Pour qu'il soit à 'nous, il faut que nous soyons à lui. Il lui faut un grand 'but, un grand danger, de grands moyens, une grande .gloire. Nous voici résignés ou résolus à lui donner la lîconflance du désespoir. Je vous demande, j'exige que rtrous vous accoupliez de M. de Mirabeau, mais en entier,