‹ La vie de MirabeauChapitre 22 sur 51 · LA VIK OIS HIRABSATI · texte numérisé non relu

LA VIK OIS HIRABSATI

gouvernement pour un grand royaume consisteraU'^ dans l'union de petits ÉUts fédératifs, union sanctionnée par un monarque unique et une assemblée représentative commune '. C'était la même thèse qu'il soutenue dans son ouvrage sur la monarchie de Fréi déric le Grand, où, pour réfuter la prétendue supériorité' d'un vasle lîtat centralisé, il avait emprunté maints arguments mis en ti?uvre par les physiocrates conti l'influence absorbante des grandes capitales. Mais était bien éloigné de vouloir de celte belle théorie tir pour la France des conséquences pratiques. Les dépar- ' tements, en admettant même qu'il eût fait porter leur' nombre à 120, comme il le voulait, ne devaientètrerien moins que de petits États fédératifs. S'il eût tendu à !»■ décentralisation, il eût dû s'affliger de voir qu'il n'était aucunement question de remplacer les anciens États provinciaux, non plus que de rétablir en les perfectionnant les assemblées provinciales de création plus récente. Mais tout au contraire il protestait avec force dans ses notes pour la coup, qu'une administration centrale devait être plus raisonnable et plus forte que la nouvelle administration, dans laquelle tout reposait sur descollèges librement élus '.

Diriger ouvertement ses critiques contre le nouveau régimeadrainistratif Mirabeau ne l'osait pas. Une seule l'ois, à l'Assemblée nationale, il tâcha de porter remi.'de en une certaine mesure à quelques défauts de ce système ; il demandait que les électeurs nommés dans tout le royaume pour deux ans par les citoyens actifs ne pussent se revêtir eux-mêmes d'aucun office public. Sans cet amendement, il lui paraissait inévitable que le nouveau système électif fût rongé par « les factions, et les cabales ». Mais sa thèse fut immédiatement eom-

' A La Mark, 15 et 27 jaavier 1790; à Mauvillon, 31 janvier at 19 octobre 1790.

» [Soles 88, 30, 47.

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