TENTATIVES POUR RENVERSER I
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Sa nation et abdiquer le trône. Un roi qui est la seule ' sanvegarde de aon peuple no fuit point devant son peuple; il le prend pour juge de sa conduite et de ses principes, mais il ne brise pas d'un seul coup tous les liens qui l'unissent a lui, il n'excite pas contre lui toutes les défiances, il ne se met pas dans la position do ne pouvoir rentrer au sein de ses États que les armes à la main, ou d'être réduit à mendier des secours étrangers. » Une année ne s'était pas écoulée depuis que Mirabeau avait fait entendre ce langage '. On se dirigeait ainsi droit sur l'écueil dont il avait signalé les dangers.
Que Mirabeau fût plus ou mains en état de connaître
la véritable façon de penser de la cour, toujours est-il
qu'il lui arrivait parfois de sentir qu'il gaspillait son
temps et son papier à rédiger ses notes pour la cour.
Mais il était lié. L'or qui avait acheté son appui lui était
indispensable. Quand il menaçait de rompre avec le
gouvernement, c'était donc pure déclamation. Il n'était
pas sérieux davantage lorsqu'il donnait l'assurance
contraire : « Je resterai fidèle jusqu'à la fin, parce que
. cela convient à mon caraotère. » Kt pourtant une chose
[ est certaine, c'est que Mirabeau s'efforçait sincèrement
L de substituer à l'ancien régime détruit une nouvelle
organisation véritablement forte. Le but était grand :
i il devait justilier les moyens.
' Mémoire pour Sloiuieur, 15 octobre 1739.
SrEiiN, Mirabeau, II.