‹ La vie de MirabeauChapitre 41 sur 51 · PO · texte numérisé non relu

PO

s'il

^B CHAP. XI. ALLtAMCI! AVKC MONTMOSIN 29»

H^ monarque intimidé avait enCn, le 26 décembre, âsDcLionné le décret qui obligeait les ecclésiastiques, pour conserver leur cure, à prêter serment à la Constitution civile du clergé. Louis XVI savait que c'était ]à rompre avec Home. Lorsqu'il eut donné sa signature, il s'écria : « J'aimerais plutôt être roi de Metz que roi de France sous ces conditions. Mais patience, cela finira bientôt. » Ce fut à coup sûr cette atteinte portée à sa liberlé de conscience qui, plus que toute autre chose, le jeta dans les bras de l'étranger. Mirabeau s'était opposé, comme on sait, au décret rédigé par Voidel et avait voulu lui substituer un autre décret tout à fait inoffensif. Sa diplomatie avait échoué, mais il avait les yeux ouverts pour empêcher que le décret sanctionné ne reçût une application abusive. Une alTiclie apposée sur les murs de Paris ne laiôsait aucunement le choix aux ecclésiastiques entre leur office et le serment ; elle exigeait la prestation du serment dans un cas comme dans l'autre. Le 4 janvier 1791, Mirabeau prit la parole à ce sujet, il demanda qu'on mît ordre à la chose. C'était ce jour-là même qu'expirait le dernier délai pour les ecclésiastiques membres de ll'assemblée qui n'avaient pas encore prêté serment. En deux mots, Bailly, maire de Paris, déclara que l'abus signalé par Mirabeau devait être attribué à une erreur de rédaction commise par un employé du ministère de la justice, et l'incident fut clos.

Une question plus importante était celle de savoir si les membres encore récalcitrants de la députation du clergé suivraient l'exemple que leur avait donné l'abbé Grégoire en prêtant serment, lui premier. Un certain nombre de curés s'étaient joints à Grégoire, mais deux évêques seulement avaient juré : Talleyrand et Gobel. Vainement Grégoire s'efforçait-ilde convertir les inconciliables. Vainement Mirabeau les sommait-il de ne pas lllumer le flambeau de la discorde. Lorsque, pour la der-

29* U VtR DB MISABKAC ■

nière fois, le président invita ses collègues du clergé âl prêter serment du haut de la tribune, un curé seul jurH sans réserve. Il y eut encore à cette occasion une di»fl cussion violente; la droite exigea une déclaratinn for^fl melle portant que la Constitution civile du Clergé n«fl touchait qu'nu domaine temporel, et demanda que cettél restriction fût inscrite dans la formule de serment. Mi4 rabeau prétendit que ces explii'otions ctaienlsupertluaM et insista pour que le décret lût appliqué dans toute 3<fl rigueur. ■

La Marck paraît n'avoir pas bien saisi les motifs qufl avaient guidé Mirabeau. Il lui demanda le lendemaiiM pourquoi il n'était pas resté fidèle à son plan de conduiteifl pourquoi il n'avait pas « laissé s'enferrer l'assemblée w« « L'assemblée est enferrée. » lui répondit Mirabeau, e Sfl elle croit que la démission de vingt mille curés ne ferd aucun effet dans le royhume, elle a d'étranges lu^ mières. » En d'autres termes, Mirabeau prévoyait qufll des milliers de curés se refuseraient à prêter sermenm et il s'en déclarait fort satisfait, si le méccinlentemeutâM tous les catholiques du royaume pouvait ainsi s'altaquaiB de plus en plus aux législateurs. Ce fut cet ordre d'idéesl qu'il développa dans sa note pour la cour, dalée doM 21 janvier. On ne peut trouver, déclarait-il en termesl forts nets, une occasion plus favorable pour accroître b popularité du monarque aux dépens de l'assemblée. Pour cela, il faut dissuader de prêter serment le plu*, grand nombre possible d'ecclésiastiques en charge, ita faut encourager les citoyens actif.i des paroisses à t pasélire de nouveaux titulaires aux cures devenues va^ cantes, il faut entraîner l'Assemblée à des mesures i rigueur contre les paroisses réfractaires et l'empèchwi d'adopter aucun tempérament. En même temps on doiî soulever toutes les discussions ayant trait aux affaires religieuses, mettre en délibération la situation des juifs en Alsace, la question' du célibat et celle du divorce>l

Kerr

AVEC MONTMOBIK 295

"tout cela a pour que le feu ne s'éteigne pas à défaut de matières combustibles ». On doit instituer un débat sur l'ordination des évêques, s'opposer à toute adresse qui déclarerait que l'Assemblée n'a pas voulu toucher au

■ ■domaine spirituel, et, si l'on en vient à l'emploi de la îorce, provoquer dans les départements des adresses de protestation,

Mirabeau ne sentait-il donc pas combien il était dan- ■ereux do jouer ainsi avec le feu, ne songeait-il pas

Tjqu'il serait bien difficile d'étouffer ensuite l'incendie? Il ne reculait pas devant la pensée d'une guerre civile, mais il ne voulait pas en venir à une guerre religieuse ;

i c'est là ce qu'il, avait déclaré à La Marck, au moment où

s'etîorçait de faire échec au décret qui instituait le

lerment obligatoire. Quelque pût être son avis sur les

' différents articles de la Constitution civile du clergé, toujours est-il qu'il considérait ce décret du 27 novembre comme destiné à disparaître tôt ou tard. Dans ses notes secrètes pour lacour, il revenait aven insistance sur la nécessité qu'il y avait de faire proposer par un député quelconque un amendement en ce sens, ne fût-ce que pour laisser la question ouverte. En cas de nouvelles élections, c'était là une plate-forme électorale de plus pour les modérés.

Mirabeau, d'ailleurs, ne laissait aucunement deviner par son attitude dans l'Assemblée quels étaient ses vé-

Iritables sentiments. A ne juger que d'après les appafeiences, nul n'était plus disposé que lui à maintenir la ilirmulitédu serment, quitte à résoudre ultérieurement ks difficultés que l'on faisait naître ainsi. Le 7 janvier il s'exprima avec une onction singulière, disant que l'on devait sauvegarder nu peuple « la jouissance de sa foi, de son culte et de ses espérances ». « Il serait trop douloureux pour vous d'apprendre qu'au milieu de vos cités, la portion chrétienne de ceux qui les habitent

therche en vain autour d'elle son pontife, son guide,

1 pasteur; et que, dans les campagnes, l'agriculteua 3nîsant est forcé de descendre au tombeau, privé di

la douceur si chère à sa piété naïve d'avoir vu la reli.

gion bénir son dernier soupir. » Il proposait en consé*

»quencB d'élargir le cercle des candidats aux fonction] ecclésiastiques. D'après la Constitution civile du elergi nul ne pouvait, par exemple, être choisi pour évêqui s'il n'avait été revêtu dans le diocèse, pendant quin; ans au moins, d'un office ecclésiastique ; nu! ne pouvaiÉl obtenir une cure à moins d'avoir élé cinq ans vicaire ■ dans le diocèse, Mirabeau voulait tempérer la rigueur de ces conditions restrictives; il vit avec plaisir la gauche enchérir encore sur ses propositions, et répondit par des sophismes au reproche que lui faisait la droite de modifier une loi à laquelle il avait précédemment exigé que l'on prêtât serment. ^h

Au cours de la même séance on décida d'inviter l^^B comité des affaires ecclésiastiques à préparer uné^H adresse qui éclairerait le peuple sur le véritable sens ], de la Constitution civile du clergé. Mirabeau, bien que

n'étant pas membre du comité se mit aussilôl à l'œuvre, en collaboration avec I Lamourette, pour préparer un projet d'adresse qui répondît à ses propres projets. Il s'y montrait d'autant plus violent à l'égard de la (primauté du pape, à l'égard des « prélats et des prètres^H qui soufflent l'esprit de soulèvement et de fureur » quc^H dans son idée l'adresse était uniquement destinée 2^H fournir de nouveaux aliments au feu. L'archevêque d^^| Toulouse, auquel Mirabeau fit part aussi bien du projetai primitif que de la rédaction définitive, lui avoua qu'if^H lui était impossible de découvrir là » le fondement]^! d'une conciliation. » C'est que, tout avancé qu'il fût dans^H la confiance de la reine, l'archevêque de Toulouse n'était pas initié, comme on le voit par là, au grand plan de Mirabeau, lequel plan tendait à tout autre chose qu'à réconcilier les esprits avec l'attitude de l'Assemblée, j

mblée.Aa^^l

- XLLUNCB AVEC HOtiTMOBtN 297

fein de celle-ci il y eut une explosion de clameurs sur

"les bancs de la droite, lorsque, le 14 janvier, Mirabeau donna lecture de l'adresse qu'il avait fait approuver, sauf quelques légères modifications, nu eomilé des affaires religieuses '. Bon nombre de députés du clergé, l'abljé Maury en tète, se levèrent indignés pour quitter la salle des séances, tandis que Mirabeau occupait encore la tribune. De la gauche aussi s'éleva une protestation que l'on n'attendait pas. Lorsque l'orateur, (Suivant le texte de son manuscrit, en vint au passage :

I Qu'était la France il y a quelques mois seulement ?... Nous étions une nation sans patrie, un peuple sans ^gouvernement, une église sans caractère et sans ré- , Camus s'écria, Camus l'un des principaux auteurs de la Constitution civile du Clergé : « On ne peut pas entendre cela, c'est affreux 1 » Les exagérations de Mirabeau étaient par trop fortes pour le savant connaisseur en droit canonique, 11 demanda que la séance fût levée, et l'adresse renvoyée au comité. Un tumulte s'ensuivit, que la voix de Mirabeau ne put do-miner. L'orateur ne put achever sa lecture, s'entendit même reprocher d'avoir au dernier moment modifié

B texte de l'adresse sans consulter le comité, et n'eut ^ien de mieux à faire que de déposer son manuscrit sur

B bureau de l'Assemblée, en protestant avec la plus grande vivacité.

Tout en maugréant Mirabeau cessa de prendre part ikux travaux du comité des atîaires ecclésiastiques qui, ne son côté, s'entendit avec plusieurs autres comités pour proposer, le 21 janvier, une nouvelle adresse. Cette adresse, d'apparences conciliantes et prudentes, presen-

' Cf. les Arch.yiarl. (xxii, 233), avec l'avertiE»?menl mis par Mira-

n lète de aon adresse imprimée, — le Courrier de Provence,

- ot la Corrtspondatice publiée par Baeoort. C'est dans cette der-

|ue La M»rck lémoignc de la part prise par Lamoiiretle à la

KoaFeclioD de l'adresse.

tait dans la forme un constraste absolu avec l'adressa J Lamourelte-Mirabeau. Elle contenait aussi la déclan tien formelle que jamais les législateurs n'avaienteu l»j pensée de toucher au domaine spirituel. Elle donnait i entendre qu'un prêtre réfraftaire devrait garder son of* lice jusqu'à ce qu'on lui eiit trouvé un successeur. Cerf deux phrases allaient tout juste à l'ennontre de la campi gne secrète que Mirabeau voulait mener contre la Constituante, car elles pouvaient servir à relever le crédit chancelant de l'Assemblée. 11 fallut néanmoins que Mirabeau laissât adopter la nouvelle adresse, qui devait être lue en chaire dans rhaque paroisse après te service du dimanche ; il se contenta de faire imprimer J et publier à part son projet primitif. La Marck prit i cœur l'échec qu'avait reçu son ami dans les débats sui^ l'adresse. Une des séances suivantes lui montra touteêi fois que l'influence de Mirabeau dans l'Assemblét tait toujours la même.

Le 26 janvieron en vint à discuter quelle serait la" marche qu'il conviendrait de suivre pour donner de nouveaux titulaires aux sièges ecclésiastiques devenus vacants par refus du serment. La droite, laissant de côté l'objet propre du débat, développa de nouveau l'antagonisme violent qui divisait les deux parties en présence sur les questions religieuses. Cazalès surtouq a'elTorça, faisant la leçon à ses collègues, de montreq que dès l'instant où l'Église universelle avait parlé, n'y avait plus de doute permis pour les catholiques^ e 11 est question du mode d'exécuter une loi, lui cria-w on de la gauche, nous ne voulons point un catéchisic ici. B « Laissez-les faire, riposta Maury, nous avons be^ soin de ce décret ' ; rendez-nous en encore deux i trois. » Mirabeau dut bondir en entendant ces paroleffl

C'est à tort que Bacourt rattache

I paroles

dâcret dw

Cl. ALLIAKCG AVEC MOSTMORIN 2SI9

Blmérairea. Cette logique diabolique était bien la sienne •■propre, mais jamais il n'eût osé la confesser ainsi hautement. Aussitôt qu'au milieu d'un tumulte croissant il eut réussi Éprendre la parole, il s'éleva avec vivacité ^^ontre un pessimisme, que lui aussi, au fond de son ^KCBur, partageait. Le mot de Maury, il le traita à la fois ^pie « profond « et « d'indiscret ». n Peut-être, ajouta-t-il, ceux qui nous présentent des pronostics très sinistres prennent-ils leurs vœux pour leurs espérances. » Ses paroles furent saluées par de violentes acclamations, et bersonne ne soupçonna que c'était lui-même que l'oraieur aintii persiflait.

A tout prendre, Mirabeau devait être fort satisfait du .ent qui s'était opéré dans sa situation depuis ([uelqueB semaines. Montmorin semblait s'abandonner lomplètement à lui, sans que sa popularité eût souffert ^e cette liaison secrète avec le ministre. Au.x: Jacobins «n crédit restait toujours considérable. Tant qu'il avait *eu la présideni^edu club, il en avait profité pour porter à Lafayetlo le plus de préjudice possible, ce qui certes était moins dangereux que de fermer la bouche à Robespierre. Bien longtemps après Barrère se souvenait encore de cette soirée où l'on avait apporlé au club plusieurs exemplaires d'un almanach dédié à Lafoyette, commandant de la garde nationale, dans la dédicace duquel aucun des litres du général n'était oublié ; Mirabeau fit lecture de cette longue liste, et ajouta en souriant malicieusement : « Il ne manque à son bonheur que le titre de majordome. » Même une fois

t ■qu'il eût quitté la présidence du club, Mirabeau tint les &LCobins suspendus à ses lèvres ; il se vantait de les *voir tous à sa disposition pour l'aider à conquérir la présidence de l'Assemblée. Celle-ci d'ailleurs lui échappa une fois de plus. L'élu du 17 janvier fut l'abbé Grégoire. Beaucoup de députés de la gauche pensaient L que Grégoire méritait bien cette récompense pour

»qu

VIE DE MIHAHEAU

avoir le premier prêté serment à la Constitution cîvîleJ et la droite ne pouvait se résoudre à voter pour MiraJ beau, qui tent de fois, au cours des derniers débats^ s'était plu à l'exaspérer.

Cependant le même jour Mirabeau Fut honoré d'une ' dignité d'autre sorte. Le bataillon de garde nationale de la section parisienne où il avait son domicile le cboisit pour commandant. « Vous nous commanderez, lui | dirent les gardes nationaux ; vous nous guiderez, nous soutiendrez dans le chemin de l'honneur et de \iA liberté.- ; vous nous présiderez aussi : il y a longlemp»! que la présidence vous est due I... Soyez notre com mandant sans cesser d'être notre camarade. Nous sb-§ Tons vosdéfenseurs et vos amis. «

Mirabeau accepta en remerciant par ces paroles ai- I gnificatives ; « Un citoyen n'est jamais quitte envers la f patrie. Nous avons tous fait notre apprentissage, et je | vais faire le mien.... Au témoignage de votre amitié, vous avez ajouté des éloges auxquels j'aurais mieux ré- à pondu si je les avais mieux mérités. Je n'ai fait que,] mon devoir, et la société ne me doit rien. La calomnift' est un prix que mes elTorts ont obtenu.... Je n'ai conii que l'envie de servir, et jamais celle des récompenses, n Il demanda, comme seule restriotion, qu'il lui lut permis de résigner ses fonctions dans le cas où il seraitj élevé à une autre charge pour laquelle il se sentaiq a moins inhabile », et dont l'exercice serait incorapa-l tible avec le commandement d'un bataillon.

Mirabeau croyait savoir que Lal'ayette avait travailla^ contre son élection. Mais cela même lui fut un motif dç^ plus pour répondre à l'appel de la garde nationale. Une? brochure satirique d'alors disait que le nouveau com-J mandant de bataillon aurait l'œil sur le générât, a At^j lieu de lui foutre de l'encensoir par le nez, il surveillera toutes ses démarches '. » « Je vis dans cette place,'!

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N" 123, Mirabeai

landuDt ije ba4

■ ALLIANCE AVEC MONTMlIBIfi

écrivait Mirabeau lui-même au couple royal, « unmoyen trê;? sûr de feanohir le tliéàtre pour aller épier le jeu du maiîhiniste deppière la toile... Si M. de la Fayette, n'avait que des oommandants tels que moi, l'armée

risienne ne serait pas sans général, mais un tel géiiépal serait bientôt sans armée. » 11 indiquait comment même il pourrait, « avec cet uniforme, parler des prérogatives de la royauté h , comment il trouverait l'occasion, étant de service, d'accompagnep le dauphin dans mne de ses promenades, comment il pourrait ainsi de ive voix s'entretenir avec !a peine, pour lui donnep ou pour en recevoir des explications, « Accoutumé à faire plusieurs choses à la fois (etc'est pour cela, dipa-t-on, que je les fais fort mal), je pourrais dans le même temps jouer aux boules, abattre des quilles, et monseigneur le dauphin ne pepdrait rien à cela. » Deux jours plus tard Mirabeau monta efTecfivement la garde aux Tuileries, lour la plus grande surprise de l'ambassadeur anglais,

lais à notre connaissance il ne fut honoré ni d'une feonver^^ation pap la reine ni d'une invitation au jeu de

iille ou de boule par If? dauphin '.

Sur ces entrefaites Mîpabeau avait encore vu s'ouvrir fàlui, une autre sphèpe d'influence. Depuis le commen-

ment de janvier l^s électeurs du nouveau dépaptement

■îàillon. V. Deschiess, /]ibtiograpliie des Journaux, p. -184 ; cf. Jouramis de la Coi'slitidùm, n«a, p. 383. — Marat, lui, dans T/lmj ,1 peuple, n° 3i<î, 20 janvier 17<J1, assurait loiit au contraire aux |î?arisieoB que LaCuyetie, prévoyant aa chute, considéruit Riquelti comme un aocoessenr » qui pût Ibs faire massacrer. >■

' Despatches of Lord Gower, 2;-i janv. 1791, en coDtradiolion avec la dépèche de l'ambassadeur prussien (2S janv. 1791, Archives Berlin) :

rite u

point d'e39uy«r l'humiii personne un qualité de nales. Elle a ÈviliS ce déboire par la a j «beau a donné de ce grade deux ji jour se donner une place di

a Cf. La Marck à Meraj, 26 Janvier 17Ç

t-IUE

ue le comte de Mirabeau garde sa

nd-int de bataillon de gardes natio-

imission que le comte de Mi-

ufs après l'avoir pris et cela

stration du département de

de l'aris étaient occupés à choisir leurs 30 adminislra-J leurs. Trois jours après la. nomination de Mirabeau a«J commandement d'un bataillon, son nom sortit de l'urne^ le quatorziènae. Immédia teraentavantlui venait Talley-^' rand ; il avait derrière lui Danton, Siéyès, Alexandre I Lametli. Qu'il de vînt membre, voire même président, du ] directoire qui avait à expédier les affaires nourantes, ' c'était une situation prépondérante qu'il acquérait. Plus.! enviable encore devait lui paraître le poste de procareur-général-syndio, qui était octroyé pour quatre années par les életîteurs. En tout cas il pouvait se flatter I d'exercer aussi son action sur l'Assemblée municipale | de Paris, et par là mémo de parer aux dangers mena- J çanls, de réduire à néant les intrigues démagogiques,. de prévenir les sauvage.^ explosions de la fureur popu- I laire, qui nulle part n'étaient plus à redouter que sur terrain volcanique de la capitale.

Vers la fin du mois de janvier Mirabeau atteignit)! enfin dans l'Assemblée le but que depuis si longtemps! il poursuivait en vain. Le 29 il fut élu président à unel énorme majorité. Il avait ce jour-là même, à propos dal l'impôt sur le tabac, prononcé un long discours quïlf avait produit la plus profonde impression; son succèsi] était d'autant plus remarquable que cette fois, pafiï exception, il avait lutté contre les doctrines de la phy-i siocratie, alors si puissantes '. On ne lui refusa pas plual longtemps la récompense qu'il méritait. La droite avait 1 été travaillée par l'archevêque de Toulouse, la gauche j jugea peu convenable de reconduire encore une fois.uJ Contrairement à l'usage de ses prédécesseurs, Mirabeau,! en s'installant au fauteuil de la présidence, ne proDongal

tout cela S^Diirm, II. 371-37'J. Arch. pari, xviii, 740-742;,I

5-Ti3 seq,. 750 setj., et Buasi kï, 453-459, comme iippen'lioe k tai

du 15 novembre? 1790, des réflcxiona de CUviére sur celtftfj

question, l'eut-ûtre i5taii-ce lui qui avait préparé le iIIbci

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