DÉCRETS I
s des scènes d'incroyable désordre, dans lesquelles la voix même de Mirabeau ne réussit plus à se faire entendre, on adopta une rédaction qui laissait encore une porte ouverte aux revendications possibles de la branche espagnole. Ce qui l'emporta, ce fut lacraînte qu'on avait des intrigues du duc d'Orléans. Mirabeau de son côté, par la voix de son jou rnal, rappelait encore une fois à la majorité que c'était la politique espagnole de Louis XiV qui a avait forgé le premier anneau de celte longue chaîne de malheurs qui avaient failli ensuite anéantir la Monarcliie. »
Ainsi Mirabeau lançait une condamnation irrévocable surle siècle qui passait encore, aux yeux de beaucoup de ses concitoyens, pour le plus brillant de l'ancien régime, et c'était ce même Mirabeau qui, en d'autres circonstances, blàmail sévèrement ceux qui voulaient rompre entièrement les fils de l'histoire. L'unité de sa pensée politique, il croyait néanmoins la conserver : «Vous saurez, écrivait-il peu après à son ami Mau- Villon, que j'ai mis plus de suite qu'un autre mortel quelconque peut ôtre, à vouloir opérer, améliorer et étendre
.ne révolution, qui, plus qu'aucune autre, avancera
'espèce humaine. ' o
' p. 476. Celle lettre est inexactemiint datée de septembre. Elle np-, jjartient au mois d'octobre, ainai que le prouve le passage où il est question d'un posie diplomalique.