L. V. (le prenant par le brss et le
iaisnnt passer devant lui. ) Allons ! marche, polisson.
Que faire ? Le droit du plus fort étoit visiblement du coté de celui qui avoit le poignet nerveux et deux pistolets. Quand bien nîcme mon père> ne se fût pas défait des armes avec lesquelles il avoit corr.battu les Perses efféminés avec tant de succès, auroit- il pu en imposer à ce Srythe redoutable arffié de son énorme massue? Il ne trouva rien de mieux à faire que de souffrir ce qu'il ne pouvoit empêcher, et suivit avec un violent battement de coeur, et de longs soupirs, le sentier difficile que la main peu légère du voleur lui indiquoir." Ils tournoyèrent pendant près d'une heure avec beaucoup de peine à travers les brousssailles et l'épaisseur du taillis, et an moment que mon père épuisé de fatigue pouvoit à peine se soutenir sur ses pieds meurtris , ils arrivèrent à l'entrée d'une caverne, qu'un Jeu de la nature ou quelque tremblement de terre
avoit probablement formée. On y fit entrer mon père, qui moitié marchant, moitié sp traînant, se trouva tout-à-coup dans une salle souterraine très-spacieuse, éclairée magnifiquement par un grand nombre de bougies. Il y aperçut sutour d'une table ronde chargée de vins et de vian.
des rôties, une vingtaine d'hommes de la même tournure que son conducteur.
Les uns buvoient, les autres faisoient danser des filles sur leurs genoux, et d'autres enfin jouoient aux dez ou aux cartes. Mon père fat reçu très- amicalement, l'un lui caressoit le menton, Tautrc lui tapotoit les joues et tous le faisoient manger h l'envi. Malgré ce bon accueil le voile sombre de la tristesse ombrageoit res yeux. Il pcnsoit à son père d'adoption et à sa chère Guillemine ! la nuit arriva , on l'établit dans un bon lit, mais il ne dormit pas, il se mit à prier.