‹ La vie de mon pèreChapitre 15 sur 33 · I.A VIF. OK MON l'KRK · texte numérisé non relu

I.A VIF. OK MON l'KRK

c'aurait été qu'Edme Restif s'il fût né à Rome du temps des Valerius PithJicola. des Brut 11$, etc. Je le regarde comme aussi grand que ces grands hommes; il ne lui a manqué que la position et non la vertu.

Je vais terminer cette l'^' PARTih par une observation, (-'est une tradition dans notre famille, que notre ancien nom était Monroyal ou Montroyal, et que le surnom de Restif ou Rétif y fut joint en 1309, à l'occasion du Tcmphcr Jean de Monroyal, qui, lors de la destruction de l'Ordre du Temple, fut un de ceux qui le défendirent par des discours pleins de force et de vérité devant les Commissaires du roi Philippe le Bel et du pape Clément V : on croit que telle fut l'origine du surnom de Restif, qui s'étendit à ses parents. Ces champions de l'Ordre ne furent pas exécutés comme les relaps, qui, après avoir avoué par faiblesse les crimes qu'on leur imputait, s'étaient ensuite rétractés. (Voyez Diipiiis et V Histoire de la destruction de l'Ordre des Templiers, petit volume in-12, Paris, Belin,

Feu M. Restif, curé d'Auxonne, l'un des fils de l'avocat Restif, était très au fait de notre tradition, sur laquelle il avait fait des recherches particulières; mais, manquant de titres authentiques, il ne publia rien. Son père disait souvent : — « Notre nouveau « nom est honoré, mais nous ne savons trop ce qu'était l'an- « cien. » C'est par le curé d'Auxonne que nous savons qu'en 1582, Charles Restif, du faubourg Saint-Amatre, à Auxerre. protestant, rédigea une Requête au roi Charles IX, au nom des autres religionnaires, pour avoir des écoles à leurs dépens, offrant d'abandonner aux catholiques celles qui étaient fondées. L'abbé Lebeuf rapporte ce trait dans son Histoire d'Âuxerre. Tous nos titres ont été perdus lors des guerres de religion : nos ancêtres

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ayant embrasse la rélornic des premiers, ils se trouvèrent exposes à toutes les catastrophes, j'ai ouï dire que nous avions des parents en Angleterre de notre ancien nom, qui traitèrent de Res- TiFS ceux qui restaient en France. Nous avons eu des alliances très relevées... Quoi qu'il en soit, les seuls titres dont nous prétendions nous glorifier, mes frères et moi, c'est de ceux de mon père.

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