CHAPITRE XVIII
La Pèche miraculeuse.
a Comme la foule se pressait autour de Jésus pour a entendre la parole de Dieu , et qu’il était près du lac de o Gennésareth, il vit sur le lac deux barques. Mais les « pêcheurs étaient descendus et lavaient leurs filets. Il a entra dans l’une de ces barques, qui appartenaient à, « Simon, et le pria de s’éloigner un peu du rivage. Puis, « s’asseyant, il enseignait le peuple. Ayant cessé de parler « à la foule, il dit à Simon : Vogue au large, et jette tes « filets pour la pèche. Simon lui répondit : Maître , nous « avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; cepen- « dant, sur votre parole, je jetterai le filet. Et Payant « fait, ils prirent une si grande quantité de poisson que le
« filet se rompait. Et ils firent signe k leurs camarades ,
« qui étaient dans les autres barques, de venir à leur « secours, lis y vinrent, et remplirent deux barques telle- « ment pleines qu’elles menaçaient de couler k fond. Ce « que voyant Simon-Pierre , il tomba aux pieds de Jésus ,
« et lui dit: Retirez-vous de moi. Seigneur, car je suis « un pécheur. Pierre, en effet, et tous ceux qui étaient « avec lui furent saisis d’étonnement k la vue de cette <« pèche merveilleuse qu’ils avaient faite. Jacques et Jean,
<« fils de Zébédée , et compagnon de Simon , ne furent « pas moins émerveillés. Mais Jésus dit k Simon : Ne « crains rien; dorénavant tu pêcheras des hommes; car « je veux vous faire pêcheurs d’hommes. Ils approchèrent « leurs barques du rivage, quittèrent tout et le suivirent. » (Mat t h. y iv, 18. — Marc , i, 16. — Luc , v, 1. Voyez aussi Jérémie, xxi, 16).
De même que les bêtes du désert accourent autour de Jésus, de même que les démons sont comme attirés vers lui, ainsi nous voyons en cette circonstance les poissons approcher, reconnaissant, pour ainsi dire, en sa personne le Fils de Dieu, leur souverain maître. Du temps de Notre- Seigneur Jésus-Christ, 4,000 bateaux de diverses grandeurs étaient en activité sur le lac de Gennésareth. Une seule barque fait aujourd’hui le service du lac tout entier; et même pendant longtemps, sous la domination turque, il n’en existait aucune. Aussi les poissons, particulièrement près de Tibériade, y sont si abondants qu’on peut les prendre sans peine du rivage, à la ligne et au filet, et même avec les mains. Il est remarquable cependant que la partie septentrionale du lac est plus riche encore eu poissons que le côté opposé. Toutes les fois que les apôtres