LA PÊCHE MIRACULEUSE
empreinte dans la mémoire des Juifs qu’ils protestent bien lard encore dans le Tamuld contre cette prétention. On lit en effet dans la glose du sanhédrin (fol. 38, 2) : « Nous « ne recevons pas même Jésus-Christ comme envoyé. « Comme il ne peut remettre les péchés, qu’avez- vous à « attendre de lui ? Car il n’avait pas le pouvoir de remettre <* nos péchés. C’est pour cela que nous l’avons rejeté. » Comme ici le paralytique que Jésus guérit était en même temps malade et pécheur, les disciples, lors de la guérison de l’aveugle-né, près de l’étang de Siloé à Jérusalem, crurent aussi devoir attribuer aux péchés de ce dernier l’infirmité dont il souffrait. Mais, pour cette fois, Jésus- Christ blâma leur jugement, comme faux et téméraire.