‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 101 sur 589 · LA PÊCHE MIRACULEUSE · texte numérisé non relu

LA PÊCHE MIRACULEUSE

se trouvaient avec Jésus à Capharnaum, ils exerçaient comme auparavant leur profession, qui les amenait au lac, surtout le matin au lever de l’aurore, et le soir pendant le calme de la nuit; et c’est ainsi qu’ils pourvoyaient à leur subsistance et à celle de leur maître. C’est dans une circonstance semblable que Jésus vint le matin trouver ses disciples.

Notre-Seigneur monte dans la barque de Pierre ; car c’est celle de l’Église. C’est dans cette barque qu’est assis le divin pêcheur des mortels, qui, attirant les poissons hors des flots de cette vie par la doctrine céleste, les prend dans les filets du royaume de Dieu. C’est dans la barque de Pierre que Jésus-Christ commande à la tempête; car elle est l'arche où l’humanité doit être sauvée du naufrage.

Pendant que tous les hommes sans mission perdent leur temps et leur peine, et jettent inutilement leurs filets pendant la nuit, l’Église, sur qui repose la bénédiction d’en haut, ne cessera jamais de pêcher les hommes en abondance, et parmi les païens et parmi les hérétiques ; et c’est à ce signe que le monde pourra reconnaître que Dieu est avec elle. Tous ces faits sont à la fois des réalités et des paraboles, qui expriment et l’inutilité du travail de l’homme sans le secours de la grâce et la lutte incessante du monde contre le royaume de Dieu , pendant laquelle Dieu contemple avec une longanimité merveilleuse nos vains efforts et notre agitation inquiète. C’est ainsi que l’histoire et la parabole des dix lépreux représente Y ingratitude du peuple juif à l'égard des bienfaits de Dieu, et que l’histoire du figuier maudit par Noire-Seigneur exprime, comme symbole, la ruine de ce peuple infidèle, dont nous sommes encore témoins aujourd’hui.

Page 1