‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 141 sur 589 · VOYAGE A TYK ET A SIDON · texte numérisé non relu

VOYAGE A TYK ET A SIDON

veur en Phénicie ; et les évangélistes ne lèvent point le voile qui la couvre. 11 avait sans doute connu à Capharoaüoî beaucoup de Phéniciens, de marchands deTvr, de Sidon et des autres villes. Allait- il dans ces contrées voisines de la mer pour y chercher un refuge contre les persécutions et les tempêtes dont le bruit grondait déjà à ses oreilles. Assurément non. Y allait- il pour éprouver les âmes des habitants de ce pays, et sonder leurs dispositions à l’égard de l’évangile qu’il venait de prêcher? Il n’avait encore entrepris jusque-là aucune mission parmi les Gentils; car l’heure n’était pas encore venue pour eux.

Il avait même défendu à ses apôtres et à ses disciples daller chez les Gentils, c’est-à-dire chez les Phéniciens et les Syriens, comme ils pouvaient en être tentés, et leur avait recommandé de chercher plutôt les brebis égarées d'Israël. Mais il doit, en tout cas, avoir trouvé chez ces peuples des dispositions bien favorables à recevoir la bonne nouvelle du salut, puisqu’il dit après son retour : a Malheur à toi , Chorazim ! Malheur à toi ,

« Bethsaïda î Si Tyr et Sidon avaient vu les merveilles « dont vous avez été témoins, il y a longtemps qu’ils « auraient fait pénitence dans le sac et la cendre. » (Sciant Matth ., ix, 2t.)

La Syrie était aux veux des Juifs une terre sainte comme • *

la Judée, parce qu on y payait la dîme et qu’on y fêtait l’année sabbatique. Aussi pouvait -on y aller en tout temps sans se souiller. 11 en était de même de certains districts de la Phénicie. Salomon, ayant besoin d’or, de bois de cèdre et de sapins pour le temple qu’il voulait bâtir au Seigneur, avait cédé aux Phéniciens, pour obtenir ces produits . 20 ou 22 villages situés au nord de la Galilée ,

dans un pays nommé Chabul, qui veut dire stérile. Et Lightfoote croit reconnaître dans celte contrée sauvage la lisière de Tvr, où alla notre divin Sauveur dans cette excursion dont parle l’Évangile. Mais cette hypothèse du savant Anglais ne semble pas s'accorder avec le départ de Naïm; car le miracle frappant que venait d’y faire Notre- Seigneur était certainement le motif de son voyage. D’après certaines traditions des Grecs , Jésus serait allé aussi à Chypre et au mont Athos en Europe, de sorte qu’il aurait sanctifié par sa présence les trois parties du monde. Dans ce Ctis, il se serait embarqué dans l’une de ces villes maritimes , et aurait achevé ce voyage en très - peu de temps. Car on pouvait aller dans une soirée de TvràSidon , et ainsi de suite , d’autant plus qu'il fit cette excursion dans le mois de juillet, c’est-à-dire dans un temps où la mer est moins exposée aux tempêtes. Mais, comme nous l’avons déjà dit. ce voyage de Notre -Seigneur dans le pays de Canaan est enveloppé d’une obscurité profonde.

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