‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 32 sur 589 · ÉPOQUE DE LEXSEIGXEXEST DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

ÉPOQUE DE LEXSEIGXEXEST DE JÉSUS-CHRIST

prêcher : c’est aussi le temps qu’a duré la mission publique de Jésus-Christ.

L’Apocalypse nous apprend (xi, 9) que les corps des deux témoins resteront sans être ensevelis pendant trois jours et demi à la fin des temps jusqu’à la résurrection. L antiquité donnait une durée de trois mois et demi périodiques à la saison de l’hiver, et au temps de l’inondation du Nil, qui , dans ses retours périodiques, apparaissait comme une image et un souvenir du déluge et des temps qui l’ont précédé. Trois ans et demi ou 42 mois furent donnés au peuple juif sous le Messie, et 42 ans lui furent donnés de nouveau après la mort de Jésus-Christ pour Caire pénitence; de même 42 siècles avaient été donnés au genre humain depuis la chute d’Adam jusqu’au Christ. Cette ère sainte de la Rédemption comprend 4320 années lunaires. La période prophétique de 432 ans répétée trois fois et demie, et donnant un tout de 1312 ans, forme le cycle luni-solaire que les Égyptiens regardaient comme sacré, et qui leur servait à harmoniser l’année de Nabouassar de 365 jours avec l’année solaire. Or la durée de la nation juive, à partir de l’entrée dans la terre promise jusqu’à la dernière ruine de Jérusalem sous Titus, ou à partir de la première fêle de Pâques en Égypte jusqu’à 1 immolation de l’Agneau sans tache au Golgotha, a été de 1542 ans ou trois âges de Phénix.

Le jour, avec ses divisions, tel que l'antiquité le considérait, se composait aussi de trois temps et demi, il commençait à la nuit. Celle-ci durait sept heures, image des sept nuits delà création. Puis il se divisait en trois parties consacrées chacune par un sacrifice particulier. Le sacrifice du matin rappelait le premier sacrifice offert au Paradis;

celui de midi rappelait le sacrifice offert au pied du mont Arara , sous l'arc-en-ciel, symbole de paix. Enfin celui du soir figurait le sacrifice que le Seigneur célébra la veille de sa passion. Et le jour tout entier n’était qu’une image du grand jour universel, qui va du commencement de la création jusqu’à l’heure de la rédemption, et qui se compose de trois temps et demi.

En dehors de ces raisons prophétiques et mystiques, il en est d’autres encore puisées dans les Évangiles qui jettent quelque jour sur la question que nous examinons en ce moment. L’apôtre saint Jean, qui a décrit avec une exactitude chronologique toute particulière la vie publique du Messie, parle de quatre fûtes de Pâques après le baptême. Trois fois sur quatre, le Sauveur vint à Jérusalem (ch. il, vers. 13; ch. v, vers. 1 , ch. xi, vers. 55). Une seule fois il ne vint pas à la ville (ch. vi, vers. 4). On peut à la vérité objecter qu’il n’est point certain que saint Jean, au chapitre v de son Évangile, parle de la Pâque, puisque la fête dont il fait mention en cet endroit n’est point présentée comme la fête par excellence, et que dans le chapitre suivant il est question d’une fête pascale. Pourquoi ne pourrait-on pas croire aussi bien qu’il s’agit là de la fête de la Pentecôte, ou de celle des Tabernacles, ou de la Dédicace du temple. Déjà, dans les premiers siècles de l'Église, on ne s’accordait pas sur ce point. Saint Chrysostome, et après luiThéophilacte, Euthymius, Maldonat, etc., croient que saint Jean, dans le chapitre v, parle de la fête de la Pentecôte, et l’Église n’a encore rien décidé sur ce sujet. Nous croyons cependant pouvoir avancer que cette fête était vraiment la Pâque. Et il y a lieu de s'étonner qu’on ait tant tardé à le reconnaître. 11 paraît d’abord im-

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