‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 401 sur 589 · LE VIN DE MYRRHE · texte numérisé non relu

LE VIN DE MYRRHE

sur eux, et les collines les couvrent encore; car la ville fut rasée, et ses débris remplirent les vallées, lorsqu’il ne resta plus d’elle pierre sur pierre, et que les vainqueurs promenèrent la charrue sur ses ruines. Les paroles de Notre-Seigneur, dans son trajet au Calvaire, ont donc été accomplies à la lettre. Près de mourir, il se retourne encore pour jeter un dernier regard sur la ville et le pays. De larmes il n’en avait plus, car il les avait toutes pleurées dans l'excès de sa douleur. Mais sa dernière parole est à la fois une prophétie et une plainte sur le sort qui attendait Jérusalem. C’est celte meme malédiction que plus tard, avant la ruine de la ville et du temple, un autre Jésus prononça sans interruption, pendant sept ans et cinq mois, sur Jérusalem et sur le temple, jusqu’à ce qu’enfin il en fût lui -meme victime. Marie, mère de Jésus, suivait aussi de loin son fils, avec Jean , son disciple fidèle, et ses autres parents, afin de consoler du moins le Sauveur sur la croix par leur présence.

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