‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 432 sur 589 · CHAPITRE LXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVII

Jésus est mis au tombeau.

u Ils prirent donc le corps et l'enveloppèrent avec des « parfums dans des linges blancs , comme les Juifs avaient « coutume d’ensevelir leurs morts. » Les Égyptiens aussi se servaient pour embaumer leurs morts de myrrhe, de casse et d’autres parfums, à l’exception d’encens toutefois; puis ils séchaient le corps dans du salpêtre, et l’enveloppaient tout entier de byssus. La piété envers les morts donne en général la mesure du sentiment religieux des différents peuples de l’antiquité, et même encore aujourd’hui elle peut servir à classer les confessions chrétiennes. Au reste, l’embaumement chez les Juifs ne différait de celui des Égyptiens qu’en un seul point : c’est qu’ils n’ouvraient point la cavité du vendre dans les cadavres, mais qu’ils enveloppaient ceux-ci dans des draps avec des parfums, dont il leur fallait pour cela une grande quantité lorsqu’ils voulaient faire les choses grandement. Pour ensevelir les corps des suppliciés, ils ne se servaient que des toiles usées avec lesquelles on avait enveloppé tes rouleaux de la loi. C’est pour cela que l’évangéliste remarque expressément que Joseph et Nicodème ensevelirent à la hâte le corps du Christ dans des linges neufs, avec des aromates. Le fin lin ou le byssus était, au reste, l'étoffe la plus précieuse dont on pût se servir en ces circonstances; car il n’était pas permis d’ensevelir qui que ce fût dans la soie.

« Or il se trouvait un jardin dans le lieu où Jésus avait

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