‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 433 sur 589 · JESUS EST MIS AU TOMBEAU · texte numérisé non relu

JESUS EST MIS AU TOMBEAU

« été crucifié , et dans ce jardin était un nouveau sépulcre u taillé dans le roc , où personne n’avait encore été placé. « C’est là qu’ils mirent Jésus en attendant, parce que a c’était le jour de la préparation pour les Juifs, et que le a sépulcre se trouvait tout près. Ils roulèrent une grosse « pierre devant la porte du tombeau , et s’éloignèrent, « car le sabbat était sur le point de commencer. » Les membres du grand conseil avaient en général leurs tombeaux à trois quarts de lieue environ de Jérusalem , du côté du nord, où l’on en voit encore aujourd'hui les restes. Mais Joseph plaça par honneur le corps de Jésus dans le tombeau de famille qu’il avait fait construire pour lui-même sur son propre bien. La pierre sépulcrale qu’ils roulèrent devant la porte s’appelait chez les Juifs golal. Nous l’avons déjà retrouvée au tombeau de Lazare. Le soleil baissait, le crépuscule du soir approchait, et l’on allait allumer les flambeaux du sabbat pour manger ensuite la pàque, qui venait de perdre son sens figuratif. Joseph et Nicodème furent donc obligés d'ensevelir à la hâte Jésus -Christ avant que les étoiles parussent au firmament. Toutefois ces personnages, quoiqu’ils eussent touché un mort, ne se crurent point souillés pour cela et incapables de manger l’agneau pascal; car ils reconnaissaient la divinité de Celui que les Juifs avaient crucifié, et le temps était venu pour eux de se déclarer ouvertement ses disciples.

a Les femmes qui étaient venues de Galilée avec Jésus, u Marie de Magdala et l’autre Marie, la mère de Jacques, « vinrent aussi. Elles regardèrent le tombeau, s’assirent « vis-à-vis pour voir où avait été mis son corps et com- * nient il avait été enseveli. De retour à la maison, elles

« préparèrent encore des aromates et des parfums; mais « elles se reposèrent pendant le sabbat conformément à « la loi. » On annonça alors du haut des créneaux du temple le double sabbat au son des trompettes. On se contenta donc de faire pour le corps du Seigneur ce qu i! était permis de faire , meme le jour du sabbat , lorsque le mort était encore dans sa maison. On le lava, on l’enveloppa dans des linges avec des aromates , et l’on couvrit sa tête d’un suaire jusqu’à ce qu’on pût, le lendemain du sabbat, envelopper chaque membre en particulier, comme c’était la coutume, et achever l’embaumement.

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