‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 460 sur 589 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Saul un des juges d’Étienne.

Ainsi mourut le premier martyr, et, fidèles aux préceptes du Seigneur, à l’exemple qu'il nous avait donné sur la croix , il demanda pardon en mourant pour ses ennemis en criant: « Seigneur Jésus, recevez mon esprit, et ne a leur imputez point ce péché. Or Saul consentit à son u exécution. » C’est ainsi que s’expriment les Actes dans le chapitre où ils nous racontent les persécutions de ce même Saul contre l’Église. Déjà saint Jérôme avait considéré ces paroles sous un autre jour que celui qu’on leur donne ordinairement; et c’est pour cela que, dans sa version, il place celte phrase à la fin du chapitre précédent. Ces paroles : « Saul consentit à son exécution , » signifient donc qu’il avait voté pour la condamnation de saint Étienne, et qu’il assista à son supplice, comme commissaire du sanhédrin. Aussi s’accuse-t-il plus lard luimême de complicité dans ce meurtre, xxn, 20. C’est pour cela que les témoins qui lapidèrent Étienne déposèrent leurs vêtements à ses pieds. C’était une manière symbolique d’exprimer que c’était de lui , comme représentant du sanhédrin, qu’ils tenaient le droit de le lapider en effet. Il ne garda donc point les habits des témoins , comme on le croit ordinairement; et pourquoi d’ailleurs les aurait-il gardés? Était-ce pour empêcher qu’on ne les dérobât? L’exécution se faisait en public, et personne d’ailleurs ne pouvait être bien tenté de voler les habits d’un bourreau. Ce rôle d’ailleurs serait peu digne d’un disciple des sages.

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