CHAPITRE VIII
Dispersion des messagers de la foi.
« Mais en ces jours il s’éleva encore une grande perse- « cution contre l’Église de Jérusalem; et tous, à l’excep- « lion des apôtres, furent dispersés dans toutes les régions u de la Judée et de Samaric; quelques-uns même allèrent u jusqu’en Phénicie, à Cypre et à Antioche, annonçant « partout la bonne nouvelle du salut; » de sorte que cette épreuve ne servit qu'à répandre l’Évangile. Cependant les Galiléens restèrent fidèles aux disciples du Christ , comme on peut le conjecturer par certains passages des rabbins, qui accusent les hérétiques, c’est-à-dire les chrétiens, d’avoir ensorcelé le R. Chanina. Les anciens Juifs reprochent aussi aux habitants de Capharnatim et de Magdala leur adultère, ce qui, dans leur langage, signitie l'apostasie de la loi mosaïque. Mais lorsque les Juifs, après la ruine de Jérusalem, se furent retirés en Galilée, les chrétiens durent céder devant leur nombre et leur acharnement. 11 leur fut défendu, sous peine de mort, de rester dans aucune des villes qui leur étaient devenues saintes par le séjour et les miracles de Jésus; et ce ne fut que sous l’empereur Constantin que les saints lieux leur furent rendus. Ce fut, au rapport de saint Épiphane , un certain Joseph qui obtint le premier la permission de bâtir une église à Capharnaüm, à Tibériade , à Diocésarée ou Séphoris. Le reste fut fait par sainte Hélène.