‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 47 sur 589 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Les Mages de l’Orient.

Après la circoncision , et lorsque le Sauveur fut guéri de sa blessure, voici qu’au douzième jour depuis sa naissance, des mages vinrent de l’Orient, sous la conduite d’une étoile merveilleuse, et s’enquirent du nouveau roi des Juifs, qui venait de naître. Le sanhédrin des grands prêtres et des docteurs de la loi leur donna les renseignements qu’ils demandaient, en leur rappelant la prophétie de Micbée (v, 2), que les Juifs appliquaient alors au Messie, comme ils le firent iongtemps encore dans la suite. Nous n’avons qu’à consulter, pour nous en convaincre, la paraphrase chaldaïque et les commentaires de Raschi, de Kinchi et d'Ahrahain Périzol. Cette prophétie était conçue en ces termes : « C’est de toi , ô Bethléhem « Éphrata, que doit me venir le fils de David pour régner « sur Israël; et c’est le Roi-Messie. »

Le conseil des grands prêtres était alors présidé par le souverain pontife Simon, fils de Boëthe, beau-père d’Hérode, et dont la famille* était originaire d’Alexandrie. Après lui venait Jésu Phabès, grand prêtre déposé : c’est le quatrième qui subit cet affront dans toute la série des souverains pontifes. Puis venait Mathias Théophili, de Jérusalem, qui devait bientôt succéder à Simon; puis enfin Joseph Ellemi, qui devint plus tard sagan du sacerdoce, chargé de remplir les fonctions pontificales à la fête des Expiations, lorsque le grand prêtre avait contracté quelque impureté. Il était parent de Mathias.

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