‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 53 sur 589 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

La Présentation au temple.

Pendant que Satan s'efforçait par ses suppôts d’entraver l’œuvre de la rédemption, le 40e jour ou le a chebath de l’an 7 18 était arrivé. Marie devait en ce jour, d’après la loi, être bénie par le prêtre, et sou fils devait être présenté à Jéhovah dans le temple. Ils allèrent donc à Jérusalem. Au milieu des dangers qui les menaçaient, la

Providence leur avait envoyé dans le prophète Simeon ou Saméas un sauveur et un ange. Simeon, le grand docteur, parut dans le temple, poussé par T Esprit-Saint, et dans un ravissement prophétique proclama Jésus comme le Messie. Mais par lui aussi Marie reçut la première révélation des souffrances que devait endurer son divin Fils. Il lui prédit qu’un glaive transpercerait son âme, et que son fils serait un objet de scandale et de résurrection pour beaucoup dans Israël. Marie conservait toutes ces paroles en son cœur, et toute l'économie divine de notre salut, depuis ce moment jusqu’à la mort de Jésus sur la croix , se déroula devant ses yeux. Anne, la vieille prophétesse, qui , après avoir vécu sept ans avec son mari, servait Dieu dans son veuvage par le jeûne et la prière, et passait les jours elles nuits dans le temple; Anne, par les soins de qui la bienheureuse Vierge avait été, croit-on, élevée dans la maison du Seigneur; Anne, en proclamant la venue du Messie, communiqua à la ville de Jérusalem tout entière l’enthousiasme dont elle était elle-même pénétrée.

Cinquante ans s’étaient écoulés depuis que Néhumia avait annoncé que la venue du Messie ne tarderait pas au delà de cinquante ans. Le sentiment général du besoin de la rédemption, des signes visibles, et enfin l’annonce solennelle du Messie en ces jours, durent rappeler au peuple cette prédiction. Iis ne pouvaient d’ailleurs ignorer que la siinte période de l’attente, ou le grand cycle jubilaire de 4320 années lunaires, était écoulé. Au reste le cantique de Zacharie nous révèle les désirs et les espérances de cette époque, et les idées qu’on avait du règne de Dieu qui approchait. Ainsi la nouvelle de la naissance du Sauveur $e répandait de plus en plus.

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