‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 533 sur 589 · MARTYRE DE SAINT PIERRE ET DE SAINT PAUL · texte numérisé non relu

MARTYRE DE SAINT PIERRE ET DE SAINT PAUL

nique; saint Jérôme, dans son Catalogue; Cassiodore et d’autres rapportent qu'ils moururent 37 ans après la mort du Sauveur, dans la 14e année du règne de Néron. Saint Jérôme, précisant davantage encore cette date, dit qu’ils souffrirent le martyre deux ans après la mort de Sénèque. Mais celui-ci mourut sous le consulat de P. Silius Nerva et de Jul. AtticusSestinus, la douzième année de Néron.

Ainsi finit Pierre, qui devait avoir bien près de quatrevingt ans, après avoir gouverné l’Église de Home pendant vingt-cinq ans, et porté la charge de chef de la chrétienté pendant trente- huit ans, depuis la mort de notre divin Sauveur. L’histoire nous a conserve les dernières paroles du saint apôtre adressées à Clément, son troisième successeur sur le siège de Rome : a Ne crains point, lui dit-il, à u cause de tes propres péchés, de prendre le gouvernail de <c l’Église. Pense plutôt que tu pécherais bien davantage a si tu laissais le peuple de Dieu s’abîmer au milieu des « ilôts, lorsque tu peux le sauver par tes travaux. Tu saute veras ton drue en gagnant le ciel pour les autres. Ou bien, a si tu veilles au salut de tous, tu seras récompensé pour « le salut de tous. » Il adressa encore quelques paroles avant de mourir à un certain Nicélas, à la femme d’Alhinus et aux frères. Paul, près de mourir, dit aussi à une dame romaine : « Adieu, Plantille, plante de la vie éter- « nelle; reconnais ta noblesse. Vois, tu deviendras plus t< blanche que la neige, si, marchant à la suite des comtt battants de Jésus -Christ, tu participes à l’héritage céti leste. » On peut remarquer ici combien ces paroles diffèrent des discours apocryphes. Toute l’histoire de la hiérarchie ecclésiastique est contenue d’une manière prophétique, en quelque sorte, dans les adieux de Pierre. Le

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pape lutte pour une idée; il est lui-même une idée. Malgré ses faiblesses, il est toujours fort par la foi, et iuvincible par l’idée qu’il représente.

Les corps des saints apôtres furent enterrés par leschré* tiens dans les catacombes. Saint Jérôme raconte que dans sa jeunesse il allait le dimanche visiter avec ses condisciples les tombeaux des apôtres et des martyrs, et qu'il est descendu souvent dans les souterrains, qui étaient creusés profondément dans la terre, et aux deux côtés desquels étaient des tombeaux. Ces souterrains étaient ordinairement obscurs, à part quelques endroits d'où la lumière venait d’en haut. Saint Cvrille , dans ses livres contre Julien, dit que l’empereur Julien reproche, entre autres choses, aux chrétiens que, déjà du temps de saint Jean l’évangéliste, les tombeaux des deux apôtres éiaient pour eux un objet de vénération. Le prêtre romain Caius vit, au uie siècle, leurs trophées sur le mont Vatican et sur le chemin d’Ostic. Eusèbe, qui rapporte ces paroles (Hist., u, 24), devient par là un témoin de leur vérité. Pallade raconlo d’un saint moine, Philorome, ami de saint Basile le Grand, qu’il était allé à Rome pour prier tu martyrio SS. Pétri et Pauli. Saint Athanase déposa une offrande sur le tombeau des apôlrcs. Optât de Milève, dans son livre du schisme des Donalistes, parle des monuments des deux apôtres à Rome. Le poêle Prudence enfin décrit leur position sur les deux rives du Tibre, l’un situé près du jardin de Néron, sur la voie Aurélienne, dans la basilique vaticane, et l’autre dans la basilique de Saint -Paul hors des murs. Ce môme Prudence ainsi qu’Arator Cédrénus, etc., place un an d’intervalle entre la mort do Pierre et celle de Paul, tandis que les apocryphes admet-

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